Société

Fraudes aux concours Session 2015 : L’annulation et la reprise des épreuves au cœur d’un sit-in

Le Réseau National de lutte anticorruption (RENLAC) a tenu comme annoncé lors de sa conférence de presse du lundi 7 septembre 2015 un sit-in devant le ministère de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale. Au cours de cette manifestation qui a eu lieu à Ouagadougou, les organisateurs ont exigé la reprise sans condition des concours concernés par les fraudes.

Arrêtés devant le ministère de la Fonction publique du travail et de la sécurité sociale, ces manifestants composés pour la plupart d’étudiants, de jeunes sans emplois et d’éventuels candidats aux concours de la fonction publique demandent la reprise des concours concernés par les fraudes.

« Tous ceux qui sont contre la corruption, contre la fraude, contre l’impunité doivent y participer et c’est tout à fait normal qu’on reprenne ces concours », soutient un participant à ce sit-in.

« Même si on ne gagne pas, quand même, si on manifeste notre mécontentement, c’est pour les petits frères et les générations futures (…), il faut reprendre et donner la chance à tout un chacun », déclare une autre participante. Selon Sagado Nacanabo, secrétaire exécutif adjoint du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) l’espoir est permis :

«  On souhaite que notre ministère de la fonction publique réorganise tous les concours où il y a eu des preuves que des fraudes ont été faites et s’il y a eu des fraudes, c’est qu’il y a eu une faiblesse dans le mécanisme. Le plus urgent, c’est de réorganiser les concours et de recruter proprement des fonctionnaires ».

« On est très optimiste et si les populations s’y mettent, le gouvernement comprendra que tous les burkinabè à l’exception des fraudeurs ont intérêt à ce qu’il y ait la reprise », a ajouté le représentant du REN-LAC.

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