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Crise du logement au Burkina : « Il s’agit d’une bombe à retardement » (REN-LAC)

Dans le cadre de la 14e édition des Journées Nationales du Refus de la Corruption, le RENLAC a organisé un panel axé sur la question du foncier au Burkina. Un sujet d’actualité car selon Herman Issa Konkobo, responsable de la coalition des associations de défense du droit au logement section Bogodogo, il y a un sentiment d’injustice de plus en plus accru qui risque d’aboutir à un soulèvement.

Le géographe et urbaniste Issa Sorry, l’un des panélistes a dénoncé un accompagnement de l’Etat dans l’accaparement des terres par les opérateurs immobiliers. Selon le ministère de l’urbanisme et de l’habitat 11.727,33 hectares de terre ont été mobilisés par l’ensemble des promoteurs immobilier et aucun n’a suivi le processus règlementaire. Ainsi les expropriations massives profitent avant tout aux riches. Face à cette situation, Me Batibié Bénao, autre panéliste estime que « même si les différents acteurs ont tous une part de responsabilité, l’Etat est le principal fautif ». Autre suggestion : la veille citoyenne. C’est ce que propose Hama Hamadou, un participant.

Le panel du Réseau National de Lutte anti-corruption était placé sous le thème : « transparence, redevabilité et participation citoyenne dans la gestion du foncier au Burkina Faso. »

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