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Burkina : la BAD investit 6 milliards pour booster l’agriculture

Contribuer à l’augmentation du taux de croissance du secteur agricole et à l’amélioration de sa productivité en vue d’une réduction de la pauvreté et de renforcer la résilience du milieu rural, tel est l’objectif du projet d’appui à la création d’une banque d’agrobusiness (PACBA) qui selon le ministre de l’agriculture Salifou Ouédraogo n’est pas en fait une nouvelle banque en tant que tel.

« En fait, la BAD a mis à la disposition du Burkina 6 milliards de Francs CFA dont 5 milliards pour renforcer les activités de la Banque agricole du Faso qui est déjà créée » confie-t-il.

Contribuer à l’augmentation du taux de croissance du secteur agricole et à l’amélioration de sa productivité en vue d’une réduction de la pauvreté et de renforcer la résilience du milieu rural, tel est l’objectif du projet d’appui à la création d’une banque d’agrobusiness (PACBA) qui selon le ministre de l’agriculture Salifou Ouédraogo n’est pas en fait une nouvelle banque en tant que tel.

« En fait, la BAD a mis à la disposition du Burkina 6 milliards de Francs CFA dont 5 milliards pour renforcer les activités de la Banque agricole du Faso qui est déjà créée » confie-t-il. Et d’ajouter, que le reliquat, sera utilisé l’assurance agricole.

« Il y a aussi le warrantage qui sera pris en compte pour renforcer les capacités des producteurs pour mettre en œuvre la stratégie de warrantage que nous avons adopté. Tout cela contribue pour faire ne sorte que la Banque agricole du Faso quand elle va travailler avec les producteurs facilite les choses », a indiqué le ministre Salifou Ouédraogo qui précise au passage que ce financement permettra au groupe de la BAD de mettre en place un dispositif de sécurisation de l’environnement de financement agricole.

Avec un taux de financement bancaire de 3,5%, le secteur agricole est très peu financé par les banques qui le considèrent comme un secteur à risque. Selon le représentant résident du groupe de la BAD au Burkina, Pascal Yembiline, le PACBA permettra une meilleure collaboration entre agriculteurs et banquiers puisqu’il favorisera l’élargissement de l’accès au financement et proposera aussi des produits de couvertures contre certains risques agricoles.

« Pour que les banquiers soient confortables pour pouvoir prêter, le projet va mettre en place un mécanisme d’assurance qui va permettre aux banquiers de prêter à l’agriculteur et si jamais il y a un risque sur la production, l’assurance se chargera de rembourser à la place du producteur lorsque le risque est avéré. En clair, la banque à une certaine couverture quand elle prête mais dans le même temps l’agriculteur n’est pas perturbé dans son cycle de projet par des aléas qu’il ne maîtrise pas. Donc cela va changer fondamentalement la façon dont on regarde l’agriculture et dont on le finance et cela va permettre à l’agriculture de jouer pleinement son rôle de pourvoyeur d’emplois et de richesses pour le pays. Le PACBA a une durée de 2 ans » indique Pascal Yembiline.

Judith TRAORE

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