Politique

OPINION – Le Burkina Faso et le Niger sont dans l’oeil du cyclone parce qu’ils refusent d’être des zones de trafic (Somah Makaiboo Gouintché)

Le Nord du Mali, du Burkina et du Niger: Un vaste champ de non droit et de contrebande de tout genre Lorsque le Nord du Mali a pris feu, ses voisins immédiats ne se sont réellement pas manifestés comme il se devait.

Certains mêmes sont allés jusqu’à donner gîte et couvert à des groupuscules de la mort, qui n’hésitaient pas à narguer le pouvoir de Bamako. On a manqué de vision et d’anticipation. On a plutôt attendu en se disant: c’est le problème du Mali, il saura se débrouiller. L’appui du régime Compaoré à certains groupes séparatistes du Mali n’a pas été condamné ouvertement par l’opinion nationale. Le nord du Mali est devenu aussi un lieu de pèlerinage pour nouveaux terroristes, un sanctuaire de la haine et de la mort. C’est dans ce même sanctuaire que les généraux tels que Diendieré allait libérer des otages occidentaux sans l’aval de Bamako.

Aujourd’hui, le monstre entretenu quelque part par nous, nous mord et comment; de façon drue. Ils nous rendent la monnaie de nos pièces. Les leaders de ces groupuscules se sont rendus coupables de crimes en terre malienne (amputations, meurtres, commerce de tout genre..) et étaient en exil doré à Ouagadougou sans qu’aucun politique ne bronche ou ne dénonce cet état de fait. Le Burkina Faso a longtemps servi de base arrière aux déstabilisateurs de tout genre (la rébellion ivoirienne serait partie du Burkina Faso, Le Liberia en sait long…). Tant que ce n’étaient pas des Burkinabè qui tombaient, personne n’avait cure de la situation assez délétère qui prévalait dans ces pays cités.

Aujourd’hui, le Burkina Faso et le Niger sont dans l’oeil du cyclone, car ces pays refusent d’être quelque part d’être des zones de transit à des commerces de cigarettes, de drogues, d’armes, d’organes humains etc. Les groupuscules ayant ensanglanté le Nord Mali sont financièrement posés et l’on est tenté se demander d’où ils tirent leurs finances pour oser affronter ouvertement des États entiers. Ils doivent avoir un socle solide sur lequel ils se reposent pour oser attaquer de front des États dans leur establishment.

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso auront un salut dans cette lutte à travers une coopération sincère et honnête. Il faut oser transcender les égos pour arrêter la chevauchée ensanglantée des fous du désert saharienne, ce désert autrefois source de revenus pour de nombreux pays. Maikoo

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