Politique

Lutte contre le terrorisme au Burkina : «Le tigre ne crie pas sa tigritude, il bondit sur sa proie» (Simon Compaoré, ministre de la Sécurité)

Le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité Simon Compaoré a fait le bilan, vendredi 24 mars à Ouagadougou, des attaques terroristes enregistré au Burkina depuis 2015. Une vingtaine d’attaques qui a fait 70 morts. C’est un Simon Compaoré toujours sûr et convaincu de sa personne qui a fait son entrée dans la salle de session de la mairie de Ouagadougou à 8 h 57 mn. Installé, il introduit la rencontre avec les journalistes à 9h comme prévu.

« Il ne s’agit pas d’une opération d’exhibition, mais de respect de la parole donnée » précise-t’ il d’entrée de jeu. Des propos qui vont détendre l’assistance. Le ministre d’Etat d’insister que l’objet de la rencontre est de faire le point des attaques, le reste, les spécialistes de la justice s’en occupera. Il explique que le contexte des attaques à son avis est lié aux conflits armés et les crises sociopolitiques en Lybie et au Mali. Simon Compaoré reste en outre convaincu que ces attaques sont aussi liées au lourd héritage de l’ancien régime de Blaise Compaoré qui avait pactisé avec certains groupes armés. Au Burkina, les groupes terroristes qui tentent de s’installer sont AQMI, Almourabitoun, Ansar Eddine, le Front de libération du Macina, Ansaroul islam de Malam Boureima Dicko.

« En plus de groupes armés qui constituent une menace directe pour le Burkina et la sous-région, des groupes armés bandits ou certains signataires des accords de paix avec le gouvernement malien écument la zone et constituent des préoccupations sécuritaires » confie M. Compaoré. Le but recherché par ces terroristes est sans doute, selon le ministre d’Etat de créer une zone de droit favorable aux trafics illicites. Face à ces attaques, le pays a engagé plusieurs opérations pour venir à bout du phénomène.

A la demande de Simon Compaoré, une minute de silence a été observée en la mémoire de Salif Badini, le directeur d’une école à Pétéga qui a été tué par les terroristes le 3 mars dernier. Il n’abordera cependant pas les questions liées à l’endroit où il a été enterré. « Il vaut mieux parler moins et travailler » laisse-t’il entendre ajoutant que « le tigre ne crie pas sa tigritude, il bondit sur sa proie ». Simon Compaoré de rassurer que la sécurité est renforcée dans le Nord du pays. « Vous allez le constater dans les jours à venir » foi du ministre d’Etat.

Bassératou KINDO

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