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Journée de l’Enfant Africain : UNICEF plaide pour l’accès à un système judiciaire adapté aux enfants en conflit avec la loi

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays africains, célèbre le trentième
anniversaire de la Journée de l’Enfant Africain et de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE). Sur la recommandation du Comité Africain d’Experts sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant, le Burkina Faso a décidé de commémorer cet anniversaire sous le thème : « assurer l’accès à une justice adaptée aux enfants dans un contexte de crise sécuritaire ».


« L’UNICEF travaille de longue date avec les autorités pour que les mineurs en conflit avec la loi soient pris en charge adéquatement. Nous travaillons notamment à la séparation des mineurs et des adultes dans les établissements d’incarcération, lors des gardes à vue mais également au renforcement des capacités du personnel judicaire », a souligné la Représentante de l’UNICEF au Burkina Faso, Dr Anne Vincent à l’occasion
de la cérémonie de célébration de la JEA.

La Représentante de l’UNICEF a également salué les efforts conjugués de tous les acteurs de la justice et l’engagement des autorités en faveur de l’amélioration de la situation des enfants en conflit avec la loi.
Alors que 126 mineurs sont actuellement en détention, l’UNICEF appelle à renforcer l’accompagnement des mineurs en conflit avec la loi notamment :

  • Pendant la période d’enquête de police, la garde à vue ou de la retenue, il est nécessaire de mettre en place une séparation systématique des mineurs et des adultes ;
  • Pendant la période de jugement, il est nécessaire de privilégier les mesures alternatives à l’emprisonnement et leur accompagnement dans ce processus ;
  • ? Concernant la phase de détention, les problèmes liés à la surpopulation carcérale et le manque de mesures d’encadrement, de formation et de préparation à la sortie devraient être mieux pris en compte afin d’améliorer les conditions de vie et les perspectives d’avenir de ces mineurs.

« Lorsque des jeunes sortent d’un séjour carcéral, même s’il a été relativement court, il est impératif d’assurer une bonne prise en charge. C’est pourquoi l’UNICEF soutient les autorités dans la mise en place de solution de réintégration de ces enfants et d’initiation professionnelle lorsque cela est souhaité. L’année dernière nous avons contribué à aider plus de 400 mineurs en conflit avec la loi », a dit Dr Anne Vincent.
« L’UNICEF sera un partenaire sûr afin de poursuivre ces efforts et donner à chaque enfant burkinabè la chance de réaliser son plein potentiel », a-t-elle assuré.


Le Burkina Faso a ratifié la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE), le 23 juillet 1990 et la CADBE, le 08 juin 1992. Les deux conventions mentionnent l’accès à une justice adaptée aux enfants comme un fondement essentiel de la protection de leurs droits.

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin
de construire un monde meilleur pour tous.


Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action, veuillez consulter le site :
https://medium.com/@unicefburkina

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