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Putsch 2015: Les éléments du RSP ont été condamnés pour « la satisfaction d’un sentiment de vengeance non justifiée” (Eddie Komboïgo)

Le président du CDP, Eddie Komboïgo a demandé samedi, dans une lettre ouverte au chef de l’Etat, de libérer les quelques dizaines d’éléments du RSP dont les condamnations pour le putsch de septembre 2015 et les incidents de Gnimdi, ont été faites, pour « la satisfaction d’un sentiment de vengeance non justifiée”.

Dans cette note postée sur sa page Facebook, le chef du parti de Blaise Comaporé, chassé du pouvoir en 2014, rappelle aux Burkinabè que « le RSP était un régiment d’élites qui a veillé sur notre pays pendant des décennies pour que la paix règne au Faso ».

« Non monsieur le Président, le RSP n’était pas un tigre en papier », écrit Eddie Komboïgo.

A ce jour, quelque 1300 sur 1380 hommes que comptaient le RSP, sont toujours dans l’armée et beaucoup d’entre eux sont sur le front de la lutte contre le terrorisme. Une trentaine s’est refugiée en Côte d’Ivoire et quelques dizaines ont été condamnés pour les attaques de Gnimdi mais surtout pour le putsch de 2015 qui a fait 14 morts et quelque 270 blessés.

« Certes des éléments du RSP ont commis une erreur. Mais ils ont été jugés et condamnés. Mais, y’a t’il meilleure manière de purger sa peine pour un soldat d’élite que de lui permettre d’aller au front pour défendre sa Nation ? », s’est interrogé M. Komboïgo.

« Dans les 4 mûres de leurs cellules ils ne servent à rien que la satisfaction d’un sentiment de vengeance non justifiée », écrit Eddie Komboïgo qui avait été lui même inculpé puis écroué en rapport avec le même coup d’Etat avant d’être blanchi.

« Excellence Monsieur le Président KABORE, permettez que les éléments du RSP aillent au front pour défendre le Brukina dans cette guerre que vous qualifiez d’asymétrique et dont vous ignorez les combattants et leurs raisons », a insisté M. Komboïgo.

« Ce qui prime c’est que cette guerre s’arrête parce qu’elle a fait de nombreuses victimes qui sont nos frères et sœurs. » Dans sa lettre, Eddie Komboïgo n’a pas dit mot sur ce qu’il convient de faire pour les victimes du putsch en contrepartie de la libération de ceux que la justice a jugé coupables.

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