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Procès putsch de 2015 : TAC oblige, l’audience suspendue et reprend le 1er aout

Le procès du putsch de septembre 2015 est suspendu et reprend le jeudi 1er aout. Le motif avancé est l’indisponibilité de la salle en raison de la tenue du Traité d’amitié et de coopération Côte d’Ivoire-Burkina. Ce lundi 29 juillet 2019, lors de la reprise, Me Paul Kéré, avocat du général Gilbert Diendéré, a été le premier à prendre la parole. Il a soutenu que son client a été embarqué dans les évènements de septembre 2015 et il a accepté prendre les rênes afin d’éviter que les enfants selon son expression « ne fassent un carnage ». Et de faire des révélations sur le défunt président de l’assemblée nationale Salifou Diallo et  son client alors que ce dernier était chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré : « le regretté Salifou Diallo a maintes fois demandé au général de faire un coup d’état à l’ex-président Blaise Compaoré mais celui-ci avait refusé car étant un soldat loyaliste ». La question  donc à se poser selon l’avocat est donc de savoir : pourquoi le général a pris part aux évènements du 15 septembre 2016 ?

A sa suite, c’est Me Mathieu Somé  également avocat de Diendéré qui a pris la parole. Il a d’entrée de jeu dénoncé trois types d’incidents qu’il a relevés lors de l’instruction. Il en veut pour preuve la remise de l’ordinateur du Gle Diendéré à l’expert Younous Sanfo qui selon lui n’a pas respecté la loi. Toujours selon Me Somé, l’expert Younouss Sanfo est connu comme expert pouvant ajouter un document antidaté dans un ordinateur ; il aurait même pris part à une formation au RSP sur le sujet, ce qui justifie la contestation par la défense de certaines pièces contenues dans l’ordinateur du général.

Me Somé a fait savoir au tribunal qu’il existait de fausses pièces que détient le tribunal, en témoigne le faux PV dans l’affaire Badoum : «les PV que détiennent le tribunal et le parquet sont en effet différents de celui de la défense». Ainsi, Me Somé dit espérer que le tribunal ne tienne pas compte des écoutes téléphoniques car l’origine n’étant pas connue.

Après une brève suspension Me Somé a poursuivi sa plaidoirie en s’attaquant aux termes « attentat à la sureté de l’Etat ». Selon lui, on ne peut pas parler « d’attentat à la sureté de l’Etat » du moment où le 16 septembre 2015, il n’existait pas de régime légal.

«La charte de la transition et l’accord complémentaire ayant permis de designer le président de la transition et la composition du gouvernement étant anti constitutionnelle, on ne pouvait donc pas parler de régime légal », selon ses dires.

C’est sur la plaidoirie de Me Latif Dabo que l’audience a été suspendue pour reprendre jeudi prochain.

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