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PEJEN : la commission chargée de l’organisation d’un concours direct sur mesures nouvelles spéciales installée

Dans le cadre du programme emplois-jeunes pour l’éducation (PEJEN) lancé en 2016, le ministre de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) a installé lundi 19 août la commission chargée de l’organisation d’un concours direct sur mesures nouvelles spéciales qui va permettre aux bénéficiaires du Pejen d’intégrer la fonction publique.

L’élaboration des textes de ce concours a débuté avec un atelier de 10 jours de organisé par le ministère de l’éducation nationale ainsi que le ministère de la fonction publique et celui des finances.  Dès le mois de septembre 2019, les contrats des bénéficiaires de première promotion arrivent à terme et conformément aux dispositions, un concours d’intégration doit être organisé à leur intention. L’organisation de ce concours nécessite une préparation, d’où la tenue de cet atelier de 10 jours.

Concrètement, le groupe de travail devra déterminer le budget prévisionnel de l’organisation du concours, élaborer un projet de communiqué qui précisera entre-autres le nombre de postes à pourvoir, produire un document sur l’impact salarial des agents à recruter et proposer un projet de rapport qui sera présenté en conseil de ministres. 

Certains bénéficiaires avaient souhaité être directement intégrés dans la Fonction publique sans passer par la voie du concours. Sans détour, Stanislas Ouarro a été clair sur le sujet en rappelant tout simplement les clauses du contrat. 

Le volet emploi de la jeunesse, l’une des dispositions du PEJEN stipule que «  après avoir accompli les trois années effectives d’enseignement dans le cadre de ce programme, les bénéficiaires pourront participer au recrutement de professeurs des collèges d’enseignement général ou des lycées et collèges s’il y’a lieu ». En clair, les bénéficiaires doivent prendre part à un concours direct spécifique ouvert à leur profil et dont le nombre de postes à pourvoir est précisé par le ministère en charge de la Fonction publique à l’ouverture dudit concours. Le bénéficiaire qui échoue une fois au concours d’intégration pourrait le passer à nouveau l’année suivante, et ce tant que son âge lui permet et si le concours est organisé.     

Selon le ministre de l’Education nationale Stanislas Ouarro, ce programme vise  à offrir des opportunités d’emploi à la jeunesse tout en palliant au manque criard d’enseignants constatés au niveau de l’enseignement post-primaire.

Initié par le Président du Faso Roch Kaboré en 2016, pour résorber un tant soit peu le problème de chômage des jeunes, le Programme emploi jeune pour l’éducation nationale a permis de recruter et de former autour de 4 195 jeunes mis à la disposition du ministère de l’Education nationale. La première promotion compte à ce jour 1 520 enseignants.

Au cours des 2 prochaines années, le concours direct de recrutement sera organisé pour la 2e et la 3e promotion. Cette année, et conformément au souhait des partenaires sociaux, il n’y aura plus de recrutement.

Judith Traore

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