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Le CSC va désormais contrôler 24h/24 les contenus diffusés dans des médias

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) avec l’appui de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) du Maroc aura désormais un regard sur l’ensemble des contenus diffusés dans les médias au Burkina. Depuis au moins deux ans, le CSC n’avait plus de système de monitoring adapté. C’est désormais chose faite.

« Cet outil nous permettra d’être à la page comme on le dit, de pouvoir mesurer les audiences, les contenus dans un contexte particulier pour notre pays. Ce contenu surtout, à ce qui touche la cohésion sociale, le vivre ensemble… Nous pourrons désormais 24/24, en permanence, contrôler nos médias à partir du CSC », a affirmé Mathias Tankoano, Président du CSC lundi à la signature de la convention de coopération entre les deux organisations de régulation.

Selon le Conseil supérieur de la communication (CSC) et la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), cette convention est importante parce qu’elle est porteuse d’un message, celui de la coopération sud-sud.

« Cette convention va permettre à deux régulateurs africains, le CSC et la HACA de travailler ensemble, de converger dans leurs actions pour servir le citoyen marocain et le citoyen burkinabè. Il est important que le régulateur puisse veiller à ce qu’il n’y ait pas dans les contenus médiatiques, atteinte, ni à la dignité humaine, ni aux droits des hommes et des femmes et pour qu’il y ait une belle expression de la diversité et du pluralisme politique »

Si ce système est le bienvenu, ses promoteurs rassurent qu’il est loin d’être une entrave à la liberté de la presse.

« Le régulateur, c’est celui qui peut garantir justement cette liberté aux citoyens d’avoir accès à l’information juste. La liberté d’information, ce principe qui est accordé aux journalistes n’est pas accordé à titre personnel mais parce que vous rendez un service public qui est dans notre constitution »

Ce système permet d’avoir un outil technique pour aussi mesurer les temps de parole pendant les périodes électorales et même en dehors. La finalité, c’est la promotion des valeurs de l’expression d’opinion dans les sociétés, selon le conseil supérieur de la communication.

Le système sera déployé à travers cinq régions pour ensuite couvrir l’ensemble du territoire. D’ici trois à quatre mois, le monitoring sera entièrement opérationnel.

Lamine Traor

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