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Journée mondiale anti-tabac : près de 5000 personnes meurent chaque année au Burkina à cause du tabac (OMS)

Le Burkina Faso à l’instar des autres pays du monde, commémore ce 31 mai la Journée mondiale anti-tabac sous le thème « tabac et cardiopathie ». Et c’est à l’unité de sevrage tabagique du CHU Yalgado Ouédraogo que agents de santé, société civile et autres acteurs de lutte contre le tabac se sont réunis pour dire non à la consommation du tabac et interpeller les populations aux méfaits du tabac sur la santé .

Plus de 7 millions de personnes meurent chaque année dans le monde à cause du tabac selon l’Organisation Mondiale de la Santé et près de 5000 au Burkina Faso. Et selon Narcisse Naré, représentant du ministre de la santé, le lien entre le tabac et les maladies cardiovasculaires sont sans conteste. << La nicotine lèse les vaisseaux du cœur qui favorisent le dépôt de goudron, de cholestérol et d’autre graisse sur les canalisations du cœur. Ces dépôts finissent par obstruer les vaisseaux sanguin du fumeur et entrainent des dégâts d’où l’augmentation de 30% le risque d’infarctus myocarde et de 50% le risque d’avoir une crise cardiaque chez les fumeurs et les fumeurs passifs. »

Selon l’OMS, le tabac est le seul produit dans le monde qui tue la moitié de ses consommateurs et le ministère de la santé a décidé d’accentuer la lutte.:<< J’ai décidé cette année d’accélérer la cadence de la sensibilisation contre le tabagisme. Je donnerai des instructions fermes pour que des moyens programmatiques, humains, techniques soient mis à la disposition de la lutte contre le tabac et que nous ayons des populations éveillées au sujet de cette problématique. » a expliqué Narcisse Nare.

À ceux qui souffrent d’addiction, le Pr Georges Ouédraogo, coordonnateur de l’unité de sevrage tabagique indique qu’il est possible d’arrêter de fumer :<< La cigarette n’est pas un aliment et n’apporte rien de bon au corps humain. Même si on y a gouté on n’est pas pour autant dépendant et même si on est dépendant, justement nous sommes là pour délivrer ceux qui sont dépendant. Il n’est jamais tard d’arrêter de fumer parce que les bienfaits sont toujours là quand on arrête de fumer. »

Les ONG et associations de lutte contre le tabac au Burkina, elles, plaident pour l’apposition des avertissements graphiques sanitaires sur les paquets de cigarettes. À l’occasion de la commémoration de la journée anti-tabac, le ministère de la santé et ses partenaires ont lancé un numéro vert le 8000-1239 sur lequel les populations peuvent appeler pour dénoncer les lieux où l’on fume ou avoir des conseils pour ceux qui veulent arrêter de fumer.

Samira Guiré/Ilboudo

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