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Burkina : le nombre de cancer chez l’enfant en hausse

Le nombre de cancer chez l’enfant est en hausse au Burkina. Cette annonce a été faite au cours d’une rencontre entre la presse et le programme national de lutte contre le cancer dans le cadre de la célébration de la journée internationale contre le cancer pédiatrique.

De 40 patients en 2005, le nombre de nouveaux cas de cancer est passé à 223 en 2019, selon le Dr Chantal Bouda, oncologue pédiatre et chef de service d’oncologie au CHU pédiatrique Charles de Gaules.

Il ressort également de cette rencontre que les cancers les plus courants chez les enfants sont les lymphomes de Burkitt à plus de 50% des cas. « Ça se manifeste au niveau du visage ou au niveau du ventre. Sinon il y a le cancer de l’œil qui apparait comme une tache blanche au niveau de l’œil qui apparait sur sous forme de tache rouge sur une photo prise avec flash. Il y a également le cancer du rein, ça aussi c’est une boule qui apparait au niveau du ventre », a expliqué Dr Chantal Bouda.

Il faut agir et vite selon les communicateurs du jour

La prise en charge du cancer est possible au Burkina et ce à travers plusieurs types traitements, la chirurgie étant la plus courante. « On peut citer la chirurgie qui est le traitement le plus ancien contre le cancer et qui va consister à enlever la maladie et les ganglions qui sont à côté. Nous avons aussi la radiothérapie, la chimiothérapie qui va utiliser des médicaments anticancéreux pour détruire les cellules cancéreuses. Il y a aussi l’hormonothérapie et il y a d’autres thérapies, l’immunothérapie qui sont beaucoup plus ciblées et qui sont nouveaux et pas toujours accessibles au Burkina », a souligné Dr Augustin bambara, oncologue médicale et chef de service de cancérologie au CHU Yalgado Ouédraogo.

Selon les praticiens, la prise en charge du cancer coûte cher au Burkina, allant de 800 000 à plus d’un million de CFA. Ils insistent alors sur la prévention à travers l’adoption d’une hygiène de vie saine, la pratique du sport, une bonne alimentation ainsi que le dépistage précoce.

Samira Guiré

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