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Burkina : le juteux business de la culture des fraises

Ce fruit saisonnier que l’on trouve seulement à Ouagadougou entre janvier et avril est apprécié par les Burkinabè et dans la sous-région. En effet, le Burkina est le seul pays en d’Afrique de l’Ouest à en produire. Il s’agit d’un business rentable mais qui exige du dévouement et de la patience. Pour en savoir davantage sur son processus de production, notre reporter Brigitte YODA est allée à la rencontre d’un jeune producteur à Ouagadougou.

Comme beaucoup d’autres producteurs installés autour du barrage de Boulmiougou situé dans la périphérie ouest de la ville d’Ouagadougou, Ali Ouédraogo, 34 ans, possède un champ d’une superficie de 50 m2 où il cultive exclusivement des fraises. Dans cette zone ils sont considérés comme étant les spécialistes en la matière

« Les fraises là, il n’y a pas ça beaucoup au Burkina Faso. A Boumiougou, ce sont nous seulement on travaille les fraises. J’ai décidé de rester ici pour ça », explique Ali Ouédraogo. Mais avant la récolte il faut préparer le sol et cela se fait avant la fin de la saison des pluies, nous dit Ali Ouédraogo

« C’est après la saison des pluies, précisément au cours du mois de décembre que les fraisiers commencent à donner des fleurs. Et pendant le mois de janvier-février on a des fraises qui poussent. Il faut les arroser, matin, midi et soir. Ça prend beaucoup d’eau, ça leur permet de se développer et devenir grand. Si on ne met pas beaucoup d’eau, Les fraises vont se gâtées. Elles n’aiment pas le soleil », explique Ali Ouédraogo.

Ainsi pour bien se développer, les fraisiers ont besoin d’humidité. C’est pourquoi elles sont disponibles sur le marché entre janvier et avril. Pendant la saison sèche, quand l’eau se fait rare, fini donc les fraises.

«C’est après la saison des pluies, précisément au cours du mois de décembre que les fraisiers commencent à donner des fleurs. Et pendant le mois de janvier-février on a des fraises qui poussent. Il faut les arroser, matin, midi et soir. Ça prend beaucoup d’eau, ça leur permet de se développer et devenir grand. Si on ne met pas beaucoup d’eau, Les fraises vont se gâtées. Elles n’aiment pas le soleil », explique Ali Ouédraogo.

Ainsi pour bien se développer, les fraisiers ont besoin d’humidité. C’est pourquoi elles sont disponibles sur le marché entre janvier et avril. Pendant la saison sèche, quand l’eau se fait rare, fini donc les fraises.

La paille et de la salade pour éviter que les fraises ne touchent le sol

Pour mener à bien son activité, Ali Ouédraogo utilise aussi de la paille et de la salade. La paille pour éviter que les fraises ne touchent le sol et pourrissent. La salade pour se débarrasser des insectes qui au lieu de s’attaquer aux fraises vont plutôt se ruer sur la salade. Autant d’astuces qui lui permettent d’avoir une bonne production.

Le kilo de fraise coute 3 000 FCFA

La culture des fraises est une activité génératrice de revenus, affirme avec enthousiasme le jeune producteur. « Actuellement un kilo c’est 3 000 FCFA. Apres si les fraises deviennent beaucoup, les prix sur le marché oscillent entre 2000 et 2 500 FCFA le kilogramme. Notre fraise part à Cotonou(Benin), au Ghana, en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas seulement au Burkina qu’on consomme nos fraises. Même si c’est une tonne, on peut en produire », a déclaré Ali Ouédraogo.

En plus de la production de fraises, Ali Ouédraogo est aussi éleveur et musicien. Il emploi dans son champ 6 personnes pour l’entretien des plantes et au moins 10 femmes pour la récolte qui se fait chaque 4 jours. La cueillette des fruits est effectuée très tôt le matin car à partir de 8h, elles sont vendues aux femmes qui les écoulent sur le marché.

Brigitte Yoda

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