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Burkina : la question de la qualité du fer à béton au centre d’un atelier organisé par le LNBTP

Le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics(LNBTP) a organisé jeudi 8 aout à Ouagadougou un atelier d’échanges axé sur la question de la qualité du fer à béton vendu au Burkina et utilisé dans les constructions.

Cette rencontre a connu la participation de tous les acteurs du génie civil et de la ligue des consommateurs. L’objectif recherché est d’éclairer les différents acteurs du domaine des bâtiments et travaux publics sur les problématiques rencontrées dans l’utilisation de ces matériaux. Le LNBTP a également saisi cette occasion pour présenter les résultats d’une enquête et d’une étude qu’il a menée sur le fer à béton.

Le fer à béton est utilisé dans la construction des maisons d’habitation en passant par les immeubles, les ponts et autres ouvrages importants. Il est utilisé pour renforcer les constructions, et confère au béton son caractère armé rendant ainsi les ouvrages plus solides. Ces dernières années, le secteur des bâtiments et travaux publics au Burkina a connu un boom entrainant du même coup la multiplication des fournisseurs et des producteurs du fer à béton.

En organisant cet atelier d’échanges, le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) vise plusieurs objectifs selon son Directeur général Daouda Zongo. « Nous avons une frange importante des utilisateurs du fer à béton qui estime que la qualité n’est pas respectée. C’est pourquoi, il est important pour nous de nous retrouver pour apporter notre contribution afin que cette qualité puisse être améliorée au grand bonheur de l’ensemble des acteurs du génie civil », a dit Daouda Zongo. En effet, la qualité du fer à béton importé et vendu au Burkina est décriée par les utilisateurs.

Pour situer l’opinion, le LNBTP a mené une enquête auprès des utilisateurs mais aussi des tests. Les conclusions de ces travaux sont surprenantes. « 90 % des enquêtés estiment que les sections de fer vendus ne répondent pas aux normes. Au LNBTP, nos tests ont révélés que 72% des aciers vendus au Burkina ne répondent pas aux normes du point de vue section, masse par mètre », a déclaré Ali Sana, ingénieur génie civil au LNBTP.

Le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics fonde de grands espoirs sur cette rencontre a indiqué Daouda Zongo.  A la fin de ces échanges le laboratoire souhaite qu’il ait des propositions concrètes, non seulement à l’endroit des autorités qui sont chargés de la normalisation, des différents ministères mais également à l’endroit des producteurs et importateurs des fers à béton pour qu’il puisse y avoir plus de respect des normes mais aussi des propositions à l’endroit des consommateurs. Ce cadre d’échanges a été positivement accueilli par l’ensemble des acteurs du domaine des BTP qui ont saisi la perche tendue par le LNBTP.

Judith Traore

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