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Burkina : la 3e édition du prix PaxSahel pour le journalisme sensible aux conflits lancée

Le Réseau d’initiative de Journalistes (RIJ) a procédé vendredi 9 août 2019 au lancement de la 3e édition du prix PaxSahel pour le journalisme sensible aux conflits (JSC). Destiné aux journalistes de du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ce prix vise à faire la promotion d’un journalisme de qualité dans le traitement de l’information liée aux conflits.

Peuvent prendre part à cette compétition les journalistes du Burkina, du Mali et du Niger. Les catégories concernées sont la radio, la télévision y compris le Mojo (le journalisme mobile) et la presse écrite. Les œuvres doivent avoir été produites, publiées ou diffusées entre le 1er décembre 2018 et le 31 octobre 2019. Les journalistes intéressés peuvent postuler ce concours au plus tard le 31 octobre 2019 et il est autorisé une œuvre par personne.

Outre ces critères, le candidat doit aussi respecter le format des œuvres. « Pour les productions audiovisuelles, les œuvres doivent avoir une durée minimal de 6 minutes et maximum de 26 minutes. Il y a une fiche de candidature qu’il faut remplir, la fiche est à télécharger en ligne sur le site du RIJ, et il faut déposer une copie physique de l’œuvre, il faut respecter les règles du journalisme sensible au conflit », a indiqué Romaine Zidouemba, coordonnatrice du Réseau d’Initiatives de Journalistes. Le meilleur de chaque catégorie repartira avec la somme de 500 000f Cfa et du matériel de production.

L’innovation majeure cette année est la catégorisation des prix à décerner contrairement aux années antérieures. « Les éditions précédentes nous avons opté de donner trois prix toutes catégories confondues. Cette année nous avons décidé d’innover, donc nous allons récompenser un lauréat par catégorie, audio, vidéo et presse écrite », a précisé coordonnatrice du RIJ.

Comme les années antérieures, les langues nationales ne sont pas concernées. « Rien qu’au Burkina on a une soixantaine de langues et le prix est ouvert aux journalistes du Niger et du Mali. Dans ces pays également il y a différentes langues qui sont parlées. Si nous ouvrons le concours ou productions dans ces langues, nous allons être obligés de réunir un jury international qui devra bien contenir au moins une soixantaine de personnes pour pouvoir analyser ces différentes langues. C’est face à cette difficulté que nous avons opté pour le français », explique Romaine Zidouemba. Toutefois, les journalistes en langues nationales peuvent soumettre leurs œuvres audiovisuelles à condition de les faire doubler.

Ce prix rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Appui aux médias pour la prévention et la gestion des conflits au Burkina Faso » piloté par le RIJ, le Réseau d’Initiatives de Journalistes.

Marina Traoré

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