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Bobo Dioulasso: Les déguerpis du domaine du camp militaire Ouezzin Coulibaly accusent le chef du village de kuinima

Plusieurs personnes déguerpies suite à l’opération de démolition des habitats et jardins illégalement érigés au quartier Kuinima (Bobo Dioulasso) ont saccagé le domicile du chef de du village de Kuinima. Ils accusent le chef d’être resté « indifférent » à leur appel à l’aide lancé depuis la diffusion d’un communiqué faisant part de leur déguerpissement.

À Kuinima où s’est rendu le reporter de radio Oméga, les cœurs sont toujours meurtris, mais certaines personnes témoins du saccage du domicile du chef n’hésitent pas à raconter ce qui s’est passé après le passage des bulldozers.

« La foule était déchainée à son arrivée. Parmi elle, on pouvait entendre certaines personnes dire qu’il faut faire sortir le chef de sa maison, le découper et partager », relate Issoufou Sanou un témoin. « Ils sont venus en deux groupes. Ils étaient une centaine puisque tout le quartier était rempli. Il y a un groupe qui était pour le saccage du domicile et un autre était contre », ajoute-t-il.

Après le passage des manifestants, il y a eu un bébé blessé, 4 maisons saccagées et brulées, au moins deux motos incendiées, selon Issoufou Sanou.

Les personnes affectées par l’opération de déguerpissement ne décolèrent pas

Karim Sanou qui fait du jardinage est l’un d’entre eux. L’air désemparé, il dit ne pas savoir à quel saint se vouer après la démolition de son jardin le lundi 4 février 2019. Il est convaincu que le chef du village de Kuinima à sa part de responsabilité dans ce qui est arrivé.

« Le chef n’a pas pris ses responsabilités, on pouvait toujours négocier avec les militaires pour qu’ils nous donnent un terrain où continuer notre jardinage. Ou bien ils pouvaient nous laisser le temps de récolter », a déclaré M. Sanou qui dit avoir érigé son jardin dans ce lieu depuis 50 ans.

Du côté de la famille du chef, les accusations formulées par les personnes déguerpies sont rejetées. Le chef n’est pas resté indifférent à l’appel des exploitants du domaine du camp militaire Ouezzin Coulibaly, estime Drissa Sanou son petit frère.

« Selon eux(les déguerpis) c’est de la faute du chef du village. Alors que le chef a longtemps négocié et continue de négocier malgré tout, ils sont venus saccager son domicile », a-t-il indiqué.

Antoine Boni, radio Oméga Bobo Dioulasso

1 Réponse

  1. Mme Chaplet

    Malheureusement l’etat, faisant cet décision dei supprimer des milliers d’emplois sur laquelle se base l’économie de Bolomakoté et Kunima, ne sont jamais venu pour entendre les besoins du population et constater comment ça marche. On ne peut pas imaginer que de se traiter simplement avec un chef de village peut suffire pour une situation qui touche à 700 familles, 6000 personnes.

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