Home > Société > 56e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO : la nouvelle monnaie Eco et sécurité au Sahel au menu samedi à Abuja

56e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO : la nouvelle monnaie Eco et sécurité au Sahel au menu samedi à Abuja

Hyacinthe Sanou, envoyé spécial

Abuja (Nigeria) accueille samedi la 56e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le président du Faso Roch Kaboré est attendu à cette rencontre qui aura au menu deux sujets phares.

1. La monnaie unique Eco. Après avoir retenu le terme ECO pour le nom de la monnaie unique de la CEDEAO et le régime de taux de change flexible , lors de la 55e session, la Conférence a instruit la Commission d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route révisée, en particulier les travaux relatifs au symbole de la monnaie unique qui doit lui être présenté lors de cette 56e session. Et cette question à laquelle devront certainement répondre les chefs d’État : l’échéance 2020 pour le début de la monnaie Eco sera-t-elle respectée? Début décembre déjà lors d’une rencontre des ministres des finances de la Communauté sur la question, la ministre nigeriane Zainab Ahmed a déclaré qu’il serait difficile de rendre opérationnel le régime de la monnaie unique d’ici l’année prochaine soulignant que seul le Togo a satisfait aux critères de convergence retenus. Les critères de convergence principaux retenus sont un déficit budgétaire ne dépassant pas 4%, une inflation annuelle de moins de 10% et des réserves brutes pouvant financer au moins 3 mois d’importations.

2. La sécurité dans l’espace. Lors du Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le terrorisme en septembre dernier à Ouagadougou, les chefs d’Etat ont promis de mobiliser un milliard de dollars sur quatre ans pour lutter contre le terrorisme dans la région. Le plan et son budget, qui fait appel uniquement à des ressources internes, doivent être présentés à cette 56e session à Abuja. À Ouaga, les chefs d’État et de gouvernement ont décidé que l’argent qui sera versé dans un « pot commun » servira notamment à « renforcer les capacités opérationnelles » des armées nationales ainsi que des forces conjointes » comme le G5 Sahel ou la Force multinationale mixte du bassin du lac Tchad. Les conclusions du Sommet extraordinaire du G5 Sahel dimanche dernier à Niamey sur ce point seront certainement sur la table de la 56e session. Des questions politiques seront également à l’ordre du jour et certainement la Guinée-Bissau où l’élection présidentielle a pu se tenir en Guinée-Bissau le 24 novembre dernier. La Cédéao a d’ailleurs avalisé les résultats du premier tour et mis en garde contre un coup de force. Le second tour est prévu le 29 décembre prochain entre l’ex-Premier ministre Domingos Simões Pereira et Umaro Sissoco Embaló, candidat du Mouvement pour l’alternative démocratique. Les 15 pays membres qui composent la CEDEAO sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Laisser un commentaire