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Université Norbert Zongo : Plus de 6 000 étudiants attendent une réorientation

À la rentrée scolaire 2018-2019, les nouveaux bacheliers se sont inscrits en ligne sur la plateforme Campus Faso. Cette inscription n’a pas toujours tenu compte des meilleurs choix des nouveaux étudiants. À l’université Norbert Zongo plus de 6 000 nouveaux étudiants veulent être réorientés.

L’inscription en ligne via la plateforme ‘’ Campus Faso’’ pour les nouveaux bacheliers, une première a fait des mécontents parmi de nombreux étudiants. À Koudougou, plus de 6 mille étudiants se retrouvent dans des filières qui ne répondent pas à leur profil.

Dramane Bako, détenteur d’un BAC « D » qui a eu 6 en math et 9 en physique chimie est orienté en MPCI (math physique chimie informatique).
« Je ne comprends rien dans cette filière. J’ai demandé une permutation avec un camarade pour aller en géographie cela m’a été aussi refusé » , a t-il déclaré, avant de s’interroger en ces termes : « Pourquoi nous obliger à aller où on ne veut pas ? Pourquoi nous empêcher de rêver ?

Le rêve, Arouna Bayo, le cherche. Lui qui semble être perdu entre la filière de son rêve et celle à lui imposée par la plateforme. ‘’ Actuellement je suis les cours dans deux filières avec l’espoir que je serai réorienté’’ explique le bachelier.

Avec un diplôme scientifique, certains sont dirigés vers des filières littéraires. C’est le cas de Claudette Lougué qui pourrait sacrifier une année académique pour se évoleur dans la ‘’branche’’ qu’elle souhaite.

‘’ Comment dans le choix d’une seule filière, tu es obligé d’en faire 18 comme l’exige la plateforme et me voici dans mon 8e choix. Si la réorientation ne marche pas je serai obligée de perdre une année académique. Je ne me sens en science de l’information et de documentation’’, fulmine cette nouvelle bachelière mécontente.

À l’université Norbert Zongo tout comme dans les autres qui vivent ce problème, la réorientation n’est pas d’actualité, seul le ministère en charge de l’enseignement supérieur peut la décider.

Les 8 avril dernier à l’appel de la fédération nationale des élèves et étudiants burkinabè (FNEEB), des centaines d’étudiants ont manifesté pour dénoncer cette situation devant la présidence de l’université Norbert Zongo.

Sabouna Ouédraogo

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