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Terrorisme : Le conseil de Sécurité de l’ONU à Ouagadougou pour « soutenir » les autorités

Une délégation du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations unies était dimanche dans la capitale burkinabè Ouagadougou. Les membres du conseil de Sécurité sont venus annoncer leur soutien au Burkina Faso notamment dans sa lutte contre le terrorisme.

« Les Nations unies sont unies pour soutenir le Burkina Faso. Il y a des écoles qui sont fermées, des centres de santé. Il y a à peu près 140 mille personnes déplacées dans le pays. Nous avons été rassurés que plusieurs dizaines d’écoles ont été ouvertes et cela est une très bonne nouvelle », a déclaré Christoph Hausgen, ambassadeur de l’Allemagne auprès des Nations unies.

Un soutien réconfortant côté burkinabè. « Il y a eu des soutiens qui ont été exprimés par rapport à la situation du Burkina Faso. Je pense que les explications qui ont été données, tout le monde a compris quel est l’enjeu autour des défis auxquels le Burkina Faso est confronté. Il est important d’appuyer, d’aider et de soutenir le Burkina Faso dans ses efforts de lutte contre l’insécurité et pour le développement », a fait savoir Alpha Barry, le ministre des Affaires étrangères.

Sur la question des exécutions sommaires dont l’armée est soupçonnée par certaines organisations des droits de l’Homme d’être l’auteure, « les enquêtes doivent être menées de façon impartiale par la justice et les coupables doivent être punis », a indiqué le conseil de Sécurité.

Aussi, les membres du conseil de Sécurité ont demandé aux autorités burkinabè de travailler à calmer les tensions entre les différentes communautés et ethnies, un dernier point en lien avec les événements de Yirgou le jour de l’an où 49 personnes selon le gouvernement et plus de 200 selon le collectif contre la stigmatisation des communautés ont été tuées.

La révision de l’arrangement technique

Cet arrangement technique consiste véritablement en quoi ? Les chefs d’Etats des pays du G5 ont demandé la coopération entre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, (Minusma), les Nations unies et la force conjointe du G5 Sahel. « C’est-à-dire dans quelle mesure la minusma peut appuyer de façon opérationnelle et logistique la force conjointe du G5 Sahel afin que celle-ci soit beaucoup plus performante sur le terrain. Cette coopération se limitait dans son exécution qu’à l’intérieur des frontières du Mali et le souhait des membres du G5 Sahel c’est que celle-ci puisse s’étendre sur l’ensemble des espaces du G5 Sahel et prendre en compte les 7 bataillons du G5 Sahel qui sont engagés dans la force conjointe », a annoncé le chef de la diplomatie .

Lamine Traoré

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