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Santé de Djibrill Bassolé: «Le pouvoir en place veut le tuer à petit feu» (Mamoudou Dicko, président de la NAFA)

Se prononçant sur l’état de santé de Djibril Bassolé l’un des principaux accusés dans le procès du putsch de 2015, l’opposition a estimé mardi que « le gouvernement du MPP a programmé dans son agenda la mort du général Djibril BASSOLET, en l’empêchant d’aller se soigner convenablement ».

« Le gouvernement du MPP a programmé dans son agenda la mort du général Djibril BASSOLET, en l’empêchant d’aller se soigner convenablement, en écourtant son séjour médical et en voulant lui imposer des thérapies contre l’avis de son médecin traitant. Il était désormais établi que le pouvoir en place veut le tuer à petit feu. C’est inhumain et cynique », a déploré Mamoudou Dicko, le soutien politique du général et président de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA).

Le gouvernement dément s’être opposé à une quelconque évacuation de Djibril Bassolé Le 23 mai, lors de la conférence de presse du gouvernement, le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou a répondu à une question relative à l’information selon laquelle, le gouvernement « a refusé une évacuation vers la Turquie » du général Djibrill Bassolé après un séjour pour des soins en Tunisie.

« Si, effectivement, son conseil médical et ses avocats estiment qu’il y a nécessité à ce qu’il soit ré-évacué quelque part, il va l’être. Je ne vois pas pourquoi cela va poser un problème aujourd’hui, s’il doit y retourner ». « De toute façon, les conditions et les garanties sont prises pour qu’il puisse répondre devant la justice », a-t-il ajouté.

Dans une lettre adressée le 24 mai à Emmanuel Macron, l’avocat français de Djibril Bassolé, Me William Bourdon et son conseil burkinabè Me Dieudonné Bonkoungou plaident pour obtenir une évacuation sanitaire de leur client en France, rapporte le journal Jeune Afrique qui dit avoir consulté la missive.

Selon JA, les avocats affirment que M. Bassolé est atteint d’un cancer qui ne peut être traité qu’en France et demandent aux autorités françaises de l’accueillir. Ils en appellent à sa « haute-bienveillance » pour « faire en sorte que cet homme puisse être accueilli à l’hôpital Gustave Roussy », un centre de lutte contre le cancer situé près de Paris, précise le journal.

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