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Procès répression insurrection populaire : Me Armand Bouyain répond à Me Guy-Herve Kam

Des propos de Me Guy Hervé Kam, avocat des victimes,  a fâché des avocats des accusés. Me Kam a affirmé que : « nous pensions qu’en l’état de la procédure, les anciens ministres auraient tout simplement reconnu leurs fautes et demandé pardon pour qu’on puisse tourner la page ». Pour Me Armand Bouyain qui assure la défense de Luc Adolphe Tiao, ces affirmations concernent le fond du dossier, alors qu’on n’en est pas encore là.

« Quand bien même nous n’avons rien à dire quant à cette procédure, il n’est quand même pas indiqué que par des procédures ne respectant pas le minimum des règles d’éthique et de déontologie, on commence déjà à tenir des propos du genre : c’était l’occasion pour les accusés de faire leur mea-culpa, de dire la vérité et de se faire pardonner par le Peuple. Nous n’en sommes pas là. Ces personnes qui le disent sont très mal placées pour le dire ainsi. Par cette façon de faire – la loi n’a même pas été respectée, la procédure n’a pas été respectée- nous n’admettons pas que l’on vienne tenir des propos touchant le fond de l’affaire. Dans tous les cas, nous ne sommes pas au fond et ces personnes qui tiennent ces propos-là vont déchanter très vite » a déclaré Me Bouyain.

Pour ce qui concerne les multiples requêtes introduites par la défense depuis l’ouverture du procès, Me Bouyain estime que ce sont des voies légales utilisées pour faire triompher le droit.  «  Ce sont des sanctions pénales que ces personnes encourent. En tant qu’avocats de la défense, nous avons un rôle à jouer. Ce n’est pas du dilatoire, ce n’est pas de la mauvaise foi » laisse-t-il entendre.

La loi prévoit d’un point de vue formel ou d’un point de vue du fond du droit, des moyens par lesquels l’accusé à travers son avocat peut se défendre. « Ce sont ces voies légales que nous utilisons pour faire triompher le droit, pour soigner les intérêts de nos clients respectifs. Donc pour notre part, nous disons tout simplement que nous sommes dans notre rôle et que ces exceptions sont tout à fait légales. Il appartient à la Haute Cour de Justice d’apprécier » a-t-il conclut.

Bassératou KINDO

Abdoul-Fathave Tiemtoré

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