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Procès putsch de 2015 : « On n’est pas là pour charger quelqu’un » (colonel-major Boureima Kiéré, accusé)

Membre de la CRADE au moment des fits, le colonel major Noufou Beremwoudougou qui comparait en tant que témoin a démenti toute implication des chefs militaires dans le coup d’Etat. Il contredit ainsi le général Gilbert Diendéré qui estime que des chefs militaires devraient se trouver aux cotés des accusés.

Le colonel major Noufou Beremwoudougou est formel : « les chefs militaires ont opposé un refus catégorique au coup de force». Il a également confié avoir pris part à une rencontre qui s’est tenue le 16 septembre 2015 entre le Générale Gilbert Diendjéré et les chefs militaires.

Ces propos ont été confrontés à ceux du Général Gilbert Diendéré et du colonel major Boureima Kiéré. Appelé à la barre, le Général Gilbert Diendéré a expliqué que les propos du témoin ressemblent à quelques mots près à celles de son prédécesseur le colonel-major Théodore Palé. Pour Gilbert Diendéré, tous ceux qui viendront diront la même chose car il est sûr qu’ils ont pris le temps de se concerter.

Réagissant aux propos du témoin, le colonel-major Boureima Kiéré (l’un des 84 accusés) indique que le général l’ex Chef d’état-major général des armées Pingrenoma Zagré a donné l’impression d’accompagner le Générale Diendéré, en acceptant de se charger du maintien de l’ordre et même en demandant du matériel de maintien d’ordre.

« On n’est pas là pour charger quelqu’un, mais si certains sont inculpés pour avoir exécuté les ordres de la hiérarchie, il est légitime qu’on inculpe l’armée à commencer par le chef d’état-major général des armées », a déclaré le colonel-major Boureima Kiéré.

A la suite du colonel Noufou Beremwoudougou, c’est le colonel-major Léonard Congo, secrétaire de la défense militaire au moment des faits. Lui aussi indique que la hiérarchie militaire n’a pas donné son accord au général Gilbert Diendiéré. L’audience a été suspendue et reprend le mardi 19 février 2019.

Alinta Ouédraogo

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