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Procès putsch de 2015 : les plaidoiries ont débuté

Le procès du putsch de 2015 a repris ce mardi 11 juin 2019 après plusieurs renvois qui sont entre autres liés à l’arrêt de travail des avocats. L’audience a repris avec les plaidoiries des avocats des parties civiles

Une reprise quelque peu timide avec à peu près une trentaine de personnes sur les bancs du public. Les premiers avocats ont pris la parole devant le tribunal militaire pour décortiquer les faits relatifs à chaque chef d’inculpation tout en citant les accusés concernés. Ils ont aussi exhorté le procureur à dire le droit afin que justice soit faite.

Maître Souleymane Ouédraogo qui a ouvert les plaidoiries a félicité le parquet pour les efforts consentis pour la tenue de ce procès. Il identifie les accusés en trois groupes dont les accusés contre lesquels il n’y a pas suffisamment de charges, les accusés qui ont choisi de se repentir et enfin les accusés qui ont choisi de tout nier malgré les preuves qui sont contre eux. Qu’à cela ne tienne maître Souleymane Ouédraogo demande que le droit soit dit. Il s’adresse au président du tribunal et au juge en ces termes « les Burkinabè ont le regard tourné vers vous, le monde a le regard tourné vers vous, les parties civiles demandent justice afin de recevoir réparation des préjudices subis»

Maître Prosper Farama allant dans le même sens a axé sa plaidoirie sur la constitution des charges de « meurtres », de « coups » et « blessures volontaires ». Il demande que les personnes contre lesquelles il y’a suffisamment de charges soient condamnées à la hauteur de leur forfait et que cela soit un exemple pour l’armée afin qu’elle comprenne définitivement que le pouvoir se gagne dans les urnes et non par la force.

Il affirme sa ferme volonté que le Burkina Faso ne connaisse plus de coups d’Etat. « Au sortir de ce procès nous voudrions dire plus jamais ça dans notre pays. », a-t-il ajouté.

Intervenant sur la constitution des charges de « trahison », Me Ali Neya a dans sa plaidoirie tenté de prouver la culpabilité du général Gilbert Diendéré. Le fait d’avoir rédigé la déclaration du conseil national pour la démocratie(CND) avant les évènements du 16 septembre prouve la culpabilité du général Diendéré, a-il-souligné. Pareil pour Djibril Bassolé au regard des appels interceptés avec les « milices » des pays voisins.

Pour ce qui est de la constitution des charges « attentat à la sûreté de l’Etat », Me Neya accuse 11 des membres de l’ex RSP dont le général Gilbert Diendéré, le caporal Sami Da, le Sergent-Chef Laoko Mohammed Zerbo, le soldat de première classe Boureima Zouré, l’adjudant Jean Florent Nion, le sergent-chef Roger Koussoubé, l’adjudant-chef major Eloi Badiel, l’adjudant Wekouri Kossé, le caporal Pascal Moukoro, l’adjudant-chef Moussa Nebié et le sergent-chef Adama Diallo.

Alinta Ouédraogo

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