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Procès putsch de 2015: le rapport sur l’expertise des téléphones portables toujours remis en cause par la défense

L’interrogatoire du capitaine Oussène s’est poursuivi mardi matin et les débats entre avocats de la partie civile et ceux de la défense ont été principalement axés sur le rapport d’expertise des téléphones portables. Contrairement à sa première comparution lundi, le capitaine semblait être sur les nerfs et agacé par certaines questions des juges. Il n’a pas hésité a exprimé son énervement face au parquet militaire.

« Excusez-moi monsieur le parquet mais vous êtes dangereux, on ne parle pas d’ennemis nous sommes tous des burkinabè », a-t-il rétorqué à une question qui lui a demandé si on fait un contrôle de zone s’il n’y a pas d’ennemis conventionnel ? A la barre, il a reconnu avoir ordonné à certains nombre d’officiers de faire un contrôle de zone à la place de la nation. Au cours de sa comparution, les débats ont été principalement axés sur le rapport d’expertise des téléphones portables dans lequel il est cité. Si pour le parquet et la partie civile, aucun élément ne permet de remettre en cause ce rapport, pour la défense il s’agit d’un faux dossier.

« Ce rapport n’est pas du pain béni et aucune décision ne doit sortir de ce rapport pour une juridiction équitable  » a indiqué Me Mamadou Sombié de la Défense. L’autre fait marquant de l’audience du jour, c’est l’intervention Me Alexandre Sandwidi, avocat de la défense. Il est conseil de plusieurs accusés dont Roger Koussoube (alias le touareg) et Abdoul Nafion.

Pour Me Sandwidi, les officiers ont adopté une stratégie de défense consistant à tout mettre sur les soldats et les sous-officiers. Cette observation mettra hors de lui Me Adrien Nion conseil du capitaine Zoumbri.  » Ils n’ont qu’à nous laisser, comme il a la bonne stratégie il n’a qu’à défendre ses clients  » a-t-il martelé. L’audience se poursuit mercredi matin ; Faridah Elodie Sawadogo

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