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Procès putsch de 2015 : « C’est vrai que j’ai pris de l’âge, mais mon cerveau continue de fonctionner » (Mathurin Bako, témoin)

Les avocats de la défense ont tenté de montrer ce mardi matin qu’il y a des contradictions dans les déclarations de l’ex président de l’Arcep Mathurin Bako qui dit avoir été contacté le 16 septembre 2015 par leur client ( le général Diendéré) pour voir s’il y avait une possibilité de couper les échanges de SMS lors du putsch.

Quelles sont les contradictions relevées par les avocats de la défense ?

Lisant le procès-verbal d’audition du témoin, Me Dabo de la défense souligne que l’ancien président de l’Arcep a dit que leur client (général Diendéré) l’a appelé le 16 septembre 2015 à 22h15, et il lui a demandé de voir s’il y a une possibilité de couper les échanges de SMS.

Or le lundi 11 février 2019 au premier jour de son audition devant le tribunal, l’ex président de l’Arcep a dit que le général Diendéré l’a appelé à 20h30 le 16 septembre 2015. L’avocat souligne qu’il y a une contradiction.

Le témoin, lui, est resté droit dans ses bottes. « C’est vrai que j’ai pris de l’âge, mais mon cerveau continue de fonctionner au moins à 99% », a-t-il répliqué.

Abondant dans le même sens que son homologue, Me Yekouni, de la défense relève à son tour des contradictions sur la date donnée par le témoin lorsqu’il a évoqué au premier jour de son audition, la descente musclée effectuée par un groupe de militaires dans les locaux de l’Arcep. Ce groupe de militaires commandé par le colonel Deka voulait utiliser des matériels de l’Arcep pour localiser la radio de la résistance ou étaient lancées des appels à la résistance au coup d’Etat.

Samira Guiré

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