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Procès putsch 2015: »Je n’avais pas de contacts avec les éléments du RSP »(Djibril Bassolé)

Vêtu d’un boubou blanc ce vendredi à la barre du tribunal militaire, le général de gendarmerie Djibril Bassolé entend se blanchir. Il décline toute responsabilité sur les évènements du 16 Septembre 2015(jour d’arrestation des autorités de la transition par les putschistes), et jours suivants.

 » Mon emploi du temps n’a pas été en relation avec les faits qui me sont reprochés », a-t-il déclaré. L’accusé explique avoir quitté Ouagadougou dès qu’il a su ce qui se passait à la présidence.  » A cette époque il y avait beaucoup de tensions. J’étais l’objet de pas mal de controverses », a-t-il ajouté. Sur invitation du président nigérien Mamadou Issoufou, il dit s’être rendu à Niamey pour s’entretenir avec lui sur la situation qui prévaut au Burkina Faso. Son premier contact avec le général Gilbert Diendéré se fera à son retour le lendemain.

 » Je suis allé le voir à sa résidence pour lui donner les informations suite à mon entretien avec le président. Il voulait qu’il accepte la feuille de route de la CEDEAO. Le général était déjà dans cette dynamique donc l’entretien n’a pas duré « , relate l’accusé.

L’ancien chef de la diplomatie dit être reparti à Koudougou et ne reviendra à Ouagadougou que le 25 septembre lorsque  » la situation s’était normalisée « . « Et c’est là que la situation a commencé à se dégrader en ce qui me concerne », déclare-t-il. Ses avoirs ont été gelés et son nom cité dans un communiqué du gouvernement de la transition.

 » Alors que je n’avais pas de contact avec les éléments du RSP, l’exécutif dans un communiqué le 28 septembre disait qu’une poignée de putschistes contrôlés par le général Diendéré et appuyés désormais par le général Bassolé voulait résister « , indique le général Bassolé.

Il ajoute que le même soir le secteur de sa résidence fût encerclé et il sera arrêté le lendemain 29 septembre, conduit à la gendarmerie puis incarcéré. Mais selon lui, aucun acte de sa complicité dans cette affaire n’a été révélé. Poursuivi sur la base des conversations téléphoniques, le général Bassolé les rejette.  » S’agissant des écoutes téléphoniques, elles ont été manipulées, fabriquées. Ces enregistrements sonores ne proviennent pas de mes conversations téléphonique classiques « , a-t-il martelé.
Faridah Elodie Sawadogo

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