Home > Politique > Procès putsch 2015: « Un jour, vous allez remercier le RSP »( Gilbert Diendéré)

Procès putsch 2015: « Un jour, vous allez remercier le RSP »( Gilbert Diendéré)

Au 8e jour de son interrogatoire, le général de brigade Gilbert Diendéré continue de faire les éloges du RSP, corps qu’il a servi pendant plus de 20 ans.

 » Un jour, vous allez remercier le RSP » estime le Général. Il explique que s’il n’y avait pas eu le coup d’Etat de 2015, le Burkina serait encore un Etat d’exception, au vu de ce que le Premier ministre Isaac Zida projetait de faire. Selon lui, Zida voulait empêcher les élections d’octobre 2015 et installer une révolution. Il répondait aux questions de Me Pierre Yanogo des parties civiles toute la matinée de ce vendredi dans le procès du putsch au Tribunal militaire.

« Qu’on le veuille ou pas, moi je suis convaincu que c’est parce-qu’il y a la dissolution du RSP que finalement les terroristes ont profité pour rentrer chez nous. Avant qu’il n’y ait cette dissolution, il y avait une certaine dissuasion. Cela a permis à ceux qui étaient à nos frontières de rentrer », a-t-il déclaré.

 » Nous ce n’est pas Kossyam qui nous intéressait, c’est la sécurité qui nous préoccupe. Ils avaient le courage, la combativité et ils étaient fiers de travailler « , ajoute le présumé cerveau du coup d’État.

Me Pierre Yanogo, avocat de la partie civile, ne partage pas cet avis. « L’une des plus grande réussite de la transition, c’est d’avoir pu dissoudre le RSP. L’armée burkinabè n’est pas composée uniquement du RSP. Si c’était le cas c’est la catastrophe », a martelé l’avocat. Il évoque aussi les événements de 83, 87, 89, 98 où des éléments du RSP sont impliqués. « On prend les meilleurs et on les amène au RSP et on les fait faire des choses qui ne sont pas salutaires pour leurs carrières », poursuit-il.

Le traitement des questions sécuritaires sous le règne de Blaise Compaoré a également fait l’objet de débat. Pour Me Yanogo, l’ancien régime était en relation avec eux (les terroristes), raison pour laquelle le pays n’était pas attaqué.
Négatif, foi du Général Diendéré :  » Les gens qui venaient ici continuent de venir ici parce-que ce n’est pas eux les terroristes. Ils continuent d’être reçus à Kossyam. Si c’est ce que vous voulez entendre je partais les voir. Je suis allé là-bas plus de 5 fois pour libérer des otages. C’était un but humanitaire « .

Laisser un commentaire