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Procès putsch 2015 : l’ex-chef d’état-major de la gendarmerie « ignore »comment les présumées écoutes téléphoniques entre Bassolé et Soro se sont retrouvées entre les mains des enquêteurs

Chef d’état-major de la gendarmerie au moment des faits, le Colonel major Tuandaba Coulibaly a expliqué à la barre ne pas savoir comment les présumées écoutes téléphoniques entre le général Bossolé (l’un des 84 accusés) et Guillaume Soro l’ex président de l’assemblée nationale ivoirienne se sont retrouvées dans les mains des enquêteurs. Le Colonel major Tuandaba Coulibaly a comparu en tant que témoin.

Le Colonel major Tuandaba Coulibaly dit avoir été sollicité par le général Diendéré pour assurer le maintien d’ordre. Mais il dit avoir rétorqué au général qu’il ne voulait pas. Réagissant aux propos du témoin, le général Diendéré a martelé à la barre qu’il n’a jamais essayé d’entrer en contact avec l’ex chef d’état-major de la gendarmerie, le Colonel major Tuandaba. Le général Diendéré a précisé qu’il s’est plutôt adressé au d’état-major général des armés au moment des faits.

En ce qui concerne les patrouilles menées par la gendarmerie lors du coup, le témoin affirme que ce n’était pas dans l’intention de soutenir le putsch. Il raconte aussi qu’il a été convié à la réunion du CRAD qui a eu lieu le 16 septembre 2015 à 17h au ministère de la défense. A son arrivé à cette rencontre, le général Diendéré était en train d’expliquer la situation qui prévalait. « L’assistance a demandé au général Diendéré de retourner rencontrer les éléments du RSP pour leur faire entendre raison afin qu’ils abandonnent leur projet » , explique le témoin.

Il poursuite en indiquant:  » De retour de leur mission le général et le colonel major Kiéré qui l’a accompagné ont fait savoir que les éléments avaient refusé et compte continuer leur projet. Ils ont alors envoyé une délégation pour aller rencontrer à nouveau les hommes. La délégation est revenue affirmant avoir été menacée par les éléments du RSP ».

Quant à son refus de répondre à la première convocation du juge d’instruction, le colonel major Tuandaba Coulibaly affirme qu’il avait reçu un coup de fil du tribunal militaire lui affirmant de na plus tenir compte de la convocation car une deuxième allait venir.

Denis Zoungrana

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