Home > Politique > Procès putsch 2015: « le 31 octobre il y a eu un coup d’Etat. Me Kam a pris 100 millions de francs Cfa » (Adama Ouedraogo dit Damiss)

Procès putsch 2015: « le 31 octobre il y a eu un coup d’Etat. Me Kam a pris 100 millions de francs Cfa » (Adama Ouedraogo dit Damiss)

Deuxième jour de procès du journaliste Adama Ouedraogo dit Damiss. Ce mercredi, les débats ont été particulièrement houleux entre l’accusé, le parquet, les avocats de la partie civile et ceux de la défense amenant le président du tribunal a retirer la parole à certains par moments.
Pour les avocats de la partie civile, Le fait que Damiss a eu le courage de se rendre au Camp naaba kom et n’a produit aucun article est suspect. « Vous étiez à l’épicentre de l’action. Cette chance d’entrer dans le saint des saints au camp et de ne pas faire un écrit c’est en soin déraisonnable « estime Me Séraphin Somé.

L’accusé se veut clair: « Ce que j’ai appris là-bas n’est pas un scoop pour moi. Aussi ce n’est pas parce que j’étais las-bas que j’ai obligation d’écrire étant donné que j’y suis allé sur initiative personnelle ».

« Vous n’étiez pas là-bas en tant que journaliste mais en tant que acteur politique « rétorque Me Some qui revient sur les griefs du journaliste contre la transition pour expliquer qu’il était au cœur des événements.
Damiss se fâche quelque peu:

« Me je ne voulais pas revenir sur ça mais comme vous insistez allons-y. Je dis et je répète, le 31 octobre 2014 il y a bel et bien eu coup d’état. Au moment des faits, c’était le Général Nabéré Traoré qui était Chef d’état-major, c’était donc lui qui devait accéder à la présidence mais un lieutenant-colonel est venu s’autoproclamé ‘‘Président’’ par la force et avec l’appui des OSC notamment Hervé Kam et Augustin Loada. Et même après, qu’est-ce qui s’est passé ? On a nommé un Président. Un Président est voté et non nommé. Mais monsieur le Président, l’argent a circulé pendant cette période là. Zida a détourné une somme dont une partie venait même de la Présidence pour ses besoins personnels. Même Maitre KAM a reçu 100 millions de Franc CFA à cet effet. Et j’ai les preuves des virements bancaires et des chèques émis avec moi. Maître, je suis journaliste, si vous me poussez à bout, je vais parler et certains seront obligés de quitter ce pays là. »

Me Yanogo emboîtera le même pas que son confrère de la partie civile pour dénoncer le fait qu’il n’ait fait aucune production journalistique demandant à l’accusé comment est ce qu’il procède « journalistiquement » sur le terrain. « On est pas là pour des cours de journalisme. Je donne des cours dans une école, s’il veut je vais l’indiquer » répond Adama Ouedraogo dit Damiss.

Me Prosper Farama a quant à lui des réponses sur les raisons ayant poussé le Général Diendere à revenir sur ses déclarations un an après en ce qui concerne Damiss: « Diendere dit que ce sont les jeunes qui ont mené l’action et lui on l’a appelé pour la médiation. Donc maintenir ses déclarations indiquant avoir fait le brouillon de la déclaration du CND avec Damiss des jours avant le coup d’État c’est comme si ça été préparé bien à l’avance « .
Pour les conseils de l’accusé, aucun élément matériel et scientifique ne montre l’implication de leur client. Ils expliquent que le parquet se base uniquement sur des déclarations de co-accusés qui sont contradictoires.

Les contradictions pour le parquet viennent de Damiss lui même. Pour la démonstration, il fera lecture d’une de ses déclarations devant la chambre de contrôle qui remettent en cause son récit sur sa présence au camp naaba kom. « J’ai joint le Général Diendere pour savoir ce qui se passait et il a dit qu’il était en reunion. Je me suis donc décider de me rendre au camp pour voir le Général « . Jusque là l’accusé avait indiqué s’être rendu de lui même au Camp parce qu’ ayant appris qu’il y avait une médiation avec les preneurs d’otage sans évoquer ce appel téléphonique avec le Général. Il dit ne pas se souvenir d’avoir appeler Diendere et même d’avoir fait ces déclarations. Ses avocats soulèveront une exception en demandant que cette pièce soit retiré du dossier. Ils déclareront n’avoir jamais pris connaissance de ces déclarations. La passe d’armes entre la défense et le parquet est arrêté par le juge.
Son interrogatoire se poursuivra lundi à 9h.

Faridah Élodie Sawadogo

1 Réponse

  1. nico

    CE JOURNALISTE NOUS APPELLE A FAIRE ATTENTION,CERTAINS JOURNALISTES ONT SOUTENU LE COUP D’ÉTAT ET IL NE VEULENT pas L’ADMETTRE , CELUI LA ,IL FAUT BIEN REVOIR SON CAS ,C’EST UN SUSPECT SÉRIEUX DANS L’AFFAIRE ,TOI TU ES QUEL JOURNALISTE ,LES AUTRES SONT BASTONNES ET TOI SEUL,TU AVAIS ACCÈS A TOUS LES COINS ,MON FRÈRE ADMET TES ERREURS ,TU as SOUTENU ET CELA A MAL TOURNE

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