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Procès putsch 2015 : « Je n’ai jamais dit d’appliquer au RSP la méthode DDR »(Djibril Bassolé)

La défense de Djibril Bassolé a pris la parole ce mercredi matin au Tribunal militaire. Me Mireille Barry est revenue entre autres sur l’acronyme « DDR » dont le général Bassolé a parlé lors de sa première prise de parole, lorsqu’il a abordé ses échanges avec le président du parlement ivoirien Guillaume Soro. A une question du président du Tribunal, il avait reconnu avoir eu des communications avec l’ancien chef rebelle pendant la période concernée par cette affaire. Mais il a précisé qu’il était question d’une recherche de solutions pacifiques au problème. Ils auraient donc parlé de DDR, acronyme utilisé dans la gestion des conflits armés pour dire désarmement, démobilisation, réinsertion.

A la question de Me Barry, le général a voulu préciser ses propos. « Je n’ai jamais dit d’appliquer au RSP un DDR. Le RSP est un corps régulier dans une armée régulière. Ce que j’´ai voulu dire c’est qu’on s’inspire de la méthode DDR. L’idée était de trouver une solution de paix sachant qu’après le coup de force, le statut quo n’était plus possible ». Il ajoute que s’il en avait eu la possibilité, il aurait proposé un accord global satisfaisant les différentes composantes de l’armée, afin d’éviter l’affrontement. Il dit également que s’il en avait le pouvoir, il aurait évité un procès pénal.

Mardi, Me Pierre Yanogo avait demandé à l’accusé à quel titre il pouvait discuter de désarmement – démobilisation – réinsertion des éléments de l’armée nationale avec des autorités étrangères sans même en parler aux responsables de cette armée. Il avait répondu : « j’ai le droit de parler de ce que je veux avec qui je veux ».

Dans les retranscriptions de l’écoute téléphonique présumée entre Bassolé et Soro lue lundi par le parquet militaire, les deux voix évoquent un DDR. Mais dans le sens d’encourager les éléments putschistes au combat, pour reprendre le dessus et amener le camp d’en face à négocier. Mais jusque-là la question de la légalité et de l’intégrité même de ces écoutes posent problème à la défense du général de gendarmerie. Les avocats attendent toujours que le parquet dise clairement comment ces enregistrements ont été obtenus.

Abdoul Fhatave Tiemtoré

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