Home > Politique > PROBLEMES MEDIAS PRIVES : « NOUS ESPERONS QUE LE CONCERT DE VOIX FERA EN SORTE QUE LE GOUVERNEMENT PRENDRA LES CHOSES AU SERIEUX » (ZEPHIRIN DIABRE)

PROBLEMES MEDIAS PRIVES : « NOUS ESPERONS QUE LE CONCERT DE VOIX FERA EN SORTE QUE LE GOUVERNEMENT PRENDRA LES CHOSES AU SERIEUX » (ZEPHIRIN DIABRE)

Le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré a rencontré jeudi matin à Ouagadougou la société des éditeurs de la presse privée (SEP).  Il est allé s’enquérir des problèmes que rencontre les médias privés, mais surtout leur apporté son soutien.

« Ils m’ont fait état d’un certain nombre de difficultés notamment des factures en souffrance au niveau de l’Etat depuis près de 5 ans. Une deuxième doléance soulevée, elle est liée à la question de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). De manière beaucoup plus élargie, la fiscalité. Ils trouvent que la fiscalité est trop pesante. Ils ont aussi évoqué la question de la publicité, ils trouvent que la publicité au niveau de l’Etat n’est pas bien repartie » a déclaré Zéphirin Diabré à la fin de la rencontre avec les responsables de la SEP.

Pour M. Diabré, la presse est un instrument,  un pilier de la démocratie. Le « big boss » de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), deuxième force politique du Burkina Faso promet alors apporter son soutien à ces entreprises « qui ferment boutiques prématurément ». « J’ai traduit la solidarité de l’opposition et notre engagement à lever de la voix pour faire entendre ces revendications. C’est cela aussi notre rôle. Nous espérons que le concert de voix fera en sorte que le gouvernement prendra les choses au sérieux et va trouver des solutions idoines »

« Les problèmes que rencontre les entreprises privées de presses, il y a les factures impayées de l’Etat. Nous avons évalué cette dette de l’Etat à plus de 300 millions de FCFA. Nous avons engagé le dialogue avec le gouvernement qui promet que dans les jours à venir, nous allons avoir une première réponse et l’apurement total de cette créance au plus tard le 31 octobre. Nous sommes dans l’attente que ce soit des propositions concrètes qui sortent au niveau du gouvernement » a indiqué Boureima Ouédraogo, le Président de la Société des éditeurs de la presse privée (SEP).

Le Président de la société des éditeurs de la presse privée a apprécié favorablement cette démarche du chef de file de l’opposition. « Pour nous c’est l’une des rares fois que le politique vient à nous pour s’enquérir de nos difficultés… généralement ils nous sollicitent pour parler de leur problème et s’intéresse peu à nos préoccupations. Nous ne pouvons que remercier le CEFOP et souhaiter qu’il apporte sa part de plaidoyer pour que les problèmes que la presse privée pose puissent être réglés dans les meilleurs délais » a conclu M. Ouédraogo.

Un mémorandum sur l’Etat des lieux de la presse privée est annoncé dans les jours à venir.

 

Brigitte Yoda

 

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