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MOUVEMENT D’HUMEUR DES POLICIERS : « JE METTRAI LES PENDULES A L’HEURE » (SIMON COMPAORE)

Le ministre de la sécurité Simon Compaoré a rencontré dans l’après-midi du mardi 18 avril les représentants des policiers frondeurs pour discuter de leurs revendications. Au cours de ces échanges qui ont duré plus d’une heure, Simon Compaoré a pris le ferme engagement de ne plus tolérer les prélèvements sur les services payés le temps d’y voir clair.

« A partir du 1er avril, si quelqu’un fait un prélèvement, il saura que je suis prêt à jouer mon rôle de ministre. Il n’y a pas deux capitaines dans un même bateau », a laissé entendre le ministre Simon Compaoré. Pour rassurer davantage ses interlocuteurs, il a ajouté ceci : « Si c’est la vérité que vous voulez vous l’obtiendrez ; pour ceux qui prennent leur salaire par mois, si je constate sur un tableau qu’on a affiché les services payés avec une retenue, moi je demanderai le relèvement immédiatement des fonctions du chef qui est à la base de cette retenue. Si c’est quelqu’un que je ne peux pas relever de ses fonctions, je ferai ce qui doit être fait.

« On ne plaisante pas, on a pris des engagements qui doivent être respectés » a-t’ il martelé. Après ces assurances Simon Compaoré a invité les policiers à reprendre service. « Je vais demander à mes jeunes frères de reprendre le chemin du boulot et d’attendre le rapport. Si après le 1er mai il y a toujours des problèmes, ce ne sera plus l’affaire de l’UNAPOL, (ndlr Union nationale de police, syndicat de policiers) mais ce sera l’affaire Simon Compaoré qui mettra les pendules à l’heure ».

Une invite qui ne rencontre pas l’assentiment des policiers.

Sans ambages, Aboubacar Traoré sympathisant de l’UNAPOL a indiqué la lumière sur les contrats est la condition sine qua non pour la reprise du service privé

« Tant qu’il n’y aura pas des contrats authentiques, il n’y aura pas de service payé. Nous ne sommes pas satisfaits en ce sens qu’en premier lieu nous avons déposé des doléances pour le départ du Directeur Général, ensuite l’exécution de la plate-forme revendicative de l’UNAPOL, enfin qu’on nous montre les contrats authentiques, ce qui n’a pas été fait », indique t-il

En attendant le retour de ces policiers dans les services privés et quelques domaines publics, la sécurité est abandonnée entre les mains des sociétés de gardiennage.

Antoine Boni

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