Home > Politique > Lutte contre le terrorisme: journalistes et FDS resserrent leurs rangs

Lutte contre le terrorisme: journalistes et FDS resserrent leurs rangs

Entre d’une part le devoir d’informer et l’exigence des délais de publication des journalistes et d’autre part la nature de grande muette des armées, les relations ne sont pas toujours au beau fixe. A qui la faute ? A tous et à personne. Mais les 2 parties ont reconnu la nécessité d’arrondir les bords pour améliorer leur collaboration.

Des représentants des médias et des forces de défense et de sécurité se sont retrouvés à Koudougou du 21 au 23 mars pour des échanges, en vue de se connaitre davantage et d’étudier les pistes pour une meilleure collaboration, dans ce contexte de lutte contre l’extrémisme violent au Burkina.

« L’élément que je retiens le plus est que journalistes et forces de défense et de sécurité peuvent travailler ensemble pour aboutir à un résultat appréciable », a laissé entendre le capitaine Souleymane Coulibaly, commandant de l’escadron de gendarmerie mobile de Koudougou, au sortir de l’atelier. « Souvent, il y a des préjugés qui existent entre les 2 collaborateurs mais cet atelier a permis à chacun de savoir comment l’autre fonctionne et je pense qu’à l’avenir les choses vont plutôt bien s’améliorer », a-t-il ajouté.

Pour ce faire, chaque groupe de participants devra répondre aux attentes exprimées par l’autre. « On a invité les forces de défense et de sécurité à venir souvent dans les rédactions pour voir comment les journalistes travaillent et essayer de se familiariser. Les journalistes également sur le terrain doivent respecter les consignes que les FDS leur donnent pour ne pas que ces 2 entités aient à se tirailler quelque part », résume Aziz Kaboré, journaliste reporter à Radio Palabre de Koudougou.

En plus des attentes qui se chiffrent à une vingtaine de chaque côté, La recommandation majeure du séminaire a été la création d’un cadre formel d’échanges réguliers entre forces de défense et de sécurité et journalistes. Une attente qui reçoit l’assentiment du secrétariat général de la défense nationale et celui du Conseil supérieur de la communication, structures organisatrices. « Au niveau du SGDN nous avions dans l’esprit de créer une sorte de forum pour les journalistes », assure le colonel major Naba Théodore Palé, secrétaire général de la défense nationale. « Après ce séminaire et après l’écho que cette idée a eu, nous allons approcher le CSC et je pense qu’à 2 nous serons beaucoup plus efficaces. », convainc-t-il.

Un autre atelier se tient à partir du 26 mars à Banfora pour un 2e groupe de participants, toujours sur la même thématique. L’initiative est soutenue financièrement par le PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement).

Abdoul Fhatave TIEMTORE.

Laisser un commentaire