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Karangasso Vigué: le maire persona non grata

L’ambiance était détendue sous les arbres du village de Karangasso Vigué choisis pour la rencontre entre d’un côté les Dozos et les 25 chefs villages de ce qu’on appelle depuis la colonisation le « Canton de Karangasso Vigué » et de l’autre, le gouverneur des Hauts-Bassins, le président du conseil régional et le Haut-commissaire du Houet.

La rencontre s’est tenue une semaine après les affrontements entre les Dozos et les Koglweogo, qui ont fait trois morts dont deux Koglweogo et le fils aîné du chef de village, a connu cependant un absent de taille : le maire de la localité, Seydou Sana. Ce dernier absent excusé de la rencontre par le gouverneur a été déclaré Persona non grata par une partie de la population qui l’accuse de prendre parti pour les Koglweogos.

La rencontre s’est tenue une semaine après les affrontements entre les Dozos et les Koglweogo.

Après le message de compassion au nom du président du Faso, le gouverneur Antoine Atiou a indiqué que c’était la dernière fois que quelqu’un se faisait appelé kogolweogo dans la localité et a rassuré le chef de Canton que la loi s’appliquera dans sa plus grande rigueur à toute personne qui persistera. » Nous savons où se trouve le mal et nous allons le couper jusqu’à la racine » a-t-il souligné.

En réponse, le président de l’union nationale des dozos Aly Konaté a dit tout simplement espérer que cette fois-ci sera la bonne, après plusieurs promesses vaines du genre des autorités locales.

C’est le même message de fermeté que le gouverneur est allé livrer à Koueredougou, fief des Kogolweogo à 18km de Karangasso Vigué où les violences de la semaine dernière ont eu lieu.

Refusant l’appellation Koglweogo, le groupe s’est voulu une police de proximité et a nié les faits de torture qui lui sont reprochés.

Refusant l’appellation Koglweogo, le groupe s’est voulu une police de proximité et a nié les faits de torture qui lui sont reprochés. Le gouverneur a été clair personne ne doit se substituer à l’autorité, un appel entendu selon le représentant du groupe Madany Traoré. Reste que ce n’est pas la première fois que l’autorité a promis de faire appliquer la loi pour mettre fin à ces violences meurtrières.

Le mercredi 12 septembre 2018, au moins 4 personnes ont été tuées et plusieurs personnes blessées dans un affrontement entre des membres du groupe d’autodéfense Koglwéogo et des chasseurs traditionnels communément appelés dozos.

Alidou Ouédraogo

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