Home > Politique > « Je ne viens pas avec des solutions toutes trouvées. Non ! C’est sur le terrain qu’on verra » (Mahamadou Zongo, ambassadeur Burkina en Côte-d’Ivoire)

« Je ne viens pas avec des solutions toutes trouvées. Non ! C’est sur le terrain qu’on verra » (Mahamadou Zongo, ambassadeur Burkina en Côte-d’Ivoire)

Juste après son installation dans ses fonctions d’ambassadeur du Burkina Faso en Côte-d’Ivoire ce 26 juillet 2016 à Abidjan par le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry, Mahamadou Zongo a accordé une interview à radio oméga.

Vous venez d’être installé dans vos nouvelles fonctions, quelle sera votre mission ?

Merci bien. Avant tout propos je tiens à exprimer ma reconnaissance à Roch Christian Kaboré le Président du Faso pour m’avoir disons choisi. J’exprime ma reconnaissance au Ministre des affaires étrangères M. Alpha Barry  pour tout ce qu’il a fait pour faciliter mon arriver ici en Côte-d’Ivoire.

Comme vous le savez les relations entre la Côte -d’ivoire et le Burkina Faso sont des relations très  anciennes et très imbriquées. Ma mission est surtout de travailler au  renforcement de ces relations entre ces deux pays mais aussi d’œuvrer à ce que la diaspora burkinabè puisse entretenir les relations de cordialité avec ceux qui nous ont accueilli, c’est-à-dire les ivoiriens. Il faudra, en outre, travailler pour que les burkinabè entre eux même raffermissent leurs relations. Le dossier qui est posé sur la table est leur participation effective aux consultations électorales nationales. C’est un gros chantier que nous allons ouvrir donc pour le moment mes impressions à partir de ce que j’ai vu, me laissent occurer de bonnes perspectives.

 

Vous n’êtes pas en terrain inconnu, vous connaissez sans doute la Côte-d’Ivoire ?

Oui je connais la Côte-d’Ivoire parce que  je suis né ici, j’ai grandi ici, j’ai une grande parti de ma famille. C’est ici que j’ai commencé mes études avant de partir au Burkina. Mais au-delà je travaille sur les  questions de migrations, sur les questions de fonciers  et j’ai beaucoup de publications là-dessus. C’est l’une des diasporas les plus importantes puisque les derniers recensements de la Côte-d’Ivoire, celui de 2014 donne 3 533 000 burkinabè officiellement en Côte-d’Ivoire  et qui représente 64 ,3% des étrangers de ce pays. Je peux affirmer que je connais bien le terrain.

La cohésion entre les burkinabè vivants en Côte-d’Ivoire n’est  pas souvent évidente, quelles sont les actions que vous allez mener pour amener cette symbiose entre nos compatriotes vivant en terre ivoirienne ?

Le fait qu’il ait des différences n’est pas un problème. Les différences peuvent être sur tous les plans mais c’est la manière dont nous gérons ces différences qui peuvent poser problème. Il n y a pas de monopole de vérité quelque part. Au lieu de demander aux uns et aux autres de mettre fin à leurs différences, je vais plutôt mettre l’accent sur la nécessité d’œuvrer à reconnaitre les uns et les autres dans leurs différences. Il n’y a pas de doute qu’on va amener les uns et les autres à s’exprimer, à s’assumer tout en respectant le point de vu des autres. Je ne viens pas avec des solutions toutes trouvées. Non ! C’est sur le terrain qu’on verra.

 

Nous avons rencontrés des burkinabè qui nous ont confié des difficultés relative à la carte consulaire dont le prix semble être élevé. Ils évoquent aussi la qualité de ladite. Qu’est-ce que vous allez faire pour satisfaire ?

Je vais d’abord saluer les initiatives prises depuis longtemps pour qu’il ait une carte sécurisée. Maintenant pour le prix je sais que cela  été remis en cause parce que les gens comparaient le prix avec ce qui se faisait au Burkina Faso.

La qualité aussi mais tout cela, on va discuter  avec le personnel du consulat et de l’ambassade pour voir ce qui peut être fait, mais apriori, je ne vais pas vous dire voilà ce qu’on va faire voilà ce qu’on ne va pas faire. Je vous ai dit, ma méthode c’est d’abord écouter et ensuite voir qu’est ce qui peut être fait.

 

Entretien réalisé par Sabouna Ouédraogo, envoyé spécial en Côte-d’Ivoire

 

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