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Inquiétudes sur l’insécurité : « Si le Burkina est devenu invivable pour certains, il faut partir… » (Simon Compaoré, président par intérim du MPP)

Jeudi matin en conférence de presse, Simon Compaoré, président par intérim du parti au pouvoir, s’est prononcé sur les inquiétudes émanant notamment de certaines ONG à propos de l’insécurité au Burkina. Dans un communiqué publié cette semaine, certaines d’entre elle se sont dites préoccupées face à l’escalade des violences communautaires. « Si le Burkina est devenu invivable pour certains, il faut partir.. En tout cas, nous on est là, on ne va pas fuir » , a affirmé Simon Compaoré.

Se prononçant sur les récentes violences meurtrières qui ont eu lieu du 31 mars au 1er avril à Zoaga (Centre-Est du pays) et à Arbinda(Sahel), le MPP par son premier responsable souligne que ces événements sont d’une grave extrémité et érodent le tissu social du Burkina.

Concernant toujours ces violences, le parti s’interroge sur leur origine. Le parti dit être convaincu que ce sont des œuvres des artisans de la déstabilisation qui selon eux cherchent à semer les graines de la division dans le pays et à opposer les communautés entre elles.

« Le MPP et ses alliés invitent la classe politique burkinabè à se départir de toute exploitation éhontée de ces drames sociaux avec la funeste intention de se refaire une virginité politique », ajoute le parti qui appelle le gouvernement à prendre des mesures énergiques pour rechercher et traquer les auteurs de ces actions.

Actualité oblige, le parti s’est également prononcé sur la question de la réconciliation nationale notamment prônée par les partis membres de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER). « Le MPP se démarque de l’amalgame faite à dessein par les chantres de la réconciliation, favorables à la justice transitionnelle à des fins de politique politicienne au détriment de l’Etat de droit », précise le parti de Simon Compaoré.

Le MPP dit être favorable à la réconciliation nationale, mais il faut que cette réconciliation soit vraie et ne sacrifie pas la vérité et la justice sur les actes graves commis.

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