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HCR : « La réinstallation n’est pas un droit »(Hector Malonga, responsable de la protection au HCR)

Une soixantaine de réfugiés urbains ont élu domicile devant la représentation du HCR au Burkina Faso depuis un mois maintenant. Ces réfugiés de sept pays différents (Centrafrique, Tchad, Congo Brazzaville, RDC, Burundi, Rwanda, Togo) exigent leur réinstallation dans un autre pays.

Réagissant à la demande formulée par ces réfugiés au micro de Radio Oméga, le responsable de la protection au HCR, Hector Malonga a souligné que « La réinstallation n’est pas un droit, la seule solution qui est en droit c’est le rapatriement ».

Mais quelles sont les conditions à remplir pour prétendre à une réinstallation ?

« Il faut d’abord et avant tout qu’il ait été démontré et prouvé que le réfugié ne peut repartir dans son pays d’origine sans être persécuté c’est-à-dire qu’il a encore des besoins continus de protection internationale (…) le HCR en réalité ne procède qu’au tri en faisant tout pour respecter les critères admis par les pays de réinstallation, donc voilà pourquoi je dis, il y a certainement de la part des réfugiés une surestimation de leur droit », a-t-il ajouté.

Des demandes de réinstallation sont en cours de traitement M. Malonga a également rassuré qu’il y a des demandes de réinstallation qui en train d’être traités.

« Nous devons traiter les réfugiés au cas par cas c’est nécessaire. Tous les mercredis il y a la possibilité pour le réfugiés qui veut et qui le demande de rencontrer le HCR. Il y a des collègues qui sont rompus à la tâche, qui reçoivent les réfugiés et qui examinent chaque situation au cas par cas pour voir quelles solutions on peut y apporter ».

Avec des matelas et nattes déposés à même le sol, des moustiquaires attachés comme dans une chambre ces réfugiés urbains observent une manifestation pacifique illimitée devant les locaux du HCR, ils dénoncent également une mauvaise gestion des ressources allouées à l’Etat burkinabè chaque année pour leur venir en aide.

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