Home > Politique > Grève des agents du trésor : le mot d’ordre suivi à Fada et Gaoua

Grève des agents du trésor : le mot d’ordre suivi à Fada et Gaoua

La grève de 240 heures entamée depuis le lundi 8 mai par les agents du trésor public qui exigent entre autres un « statut autonome » qui les placera sur une grille salariale plus généreuse que celle des autres fonctionnaires, est bien suivie dans les régions de l’Est et du Sud Ouest du Burkina, ont constaté des correspondants de Radio Omega

« Nous avons des problèmes de moyen didactique, nous manquons de feuilles ram et d’encre pour les impressions », a indiqué Soungalo Siribié, secrétaire général régional du sud-ouest des syndicats autonome des agents du trésor du Burkina, pour expliquer les difficultés des agents, et pour justifier ce long débrayage de deux semaines.

D’après lui, il y a d’autres problèmes qu’il ne peut dévoiler au public, qu’il a néanmoins invité à être clément car dit –il c’est à cause du public, que les agents travaillent.

A Gaoua capitale de la région de Sud Ouest, l’arrêt de travail lié à cette grève est bel et bien effectif.

Jeux de société, partie de thé et causeries sont les activités qui occupent les travailleurs du trésor depuis le début de cette grève.

A Fada N’Gourma, capitale de la région de l’Est, cette grève est respectée à la lettre

D’après le constat fait par le correspondant de radio Omega, les services du trésor ont momentanément cessé de fonctionner pour se conformer à cette grève de 240 heures.

Dès le premier jour de cette grève, les usagers ont été quelque peu surpris de ne pas avoir accès aux locaux et services des agents du trésor. Impossible pour eux de franchir la porte d’entrée des services. Portes closes, banderoles flanquées de messages d’appel à la grève sont entre autres les signaux visuels au service des trésor de Fada N’Gourma. Les quelques rares usagers qui s’y rendaient affirment qu’ils n’étaient pas informés de cette grève.

Les agents du trésor, ont entamé depuis lundi une grève de deux semaines pour exiger entre autres de meilleures conditions de travail, un plan de carrière à part, et surtout un statut autonome dont les contribuables n’ont pas encore tous les contours.

Mais selon des personnes avisées, un statut particulier ou autonome voudrait dire qu’il faut traiter par une grille plus généreuse autre que celle applicable a l’ensemble des fonctionnaires, ces agents du trésor, parmi les mieux traités de la fonction publique burkinabè.

Contrairement à la plupart des fonctionnaires, les agents des finances disposent d’un fonds commun qu’il perçoive au moins tous les six mois et qui est généralement supérieur à leurs propres salaires annuels mentionnés sur leurs bulletins de paie.

Ils disposent aussi d’autres avantages financiers comme des bonus ou des fonds de stimulation perçus en plus du fonds commun

 

Laisser un commentaire