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Extradition François Compaoré : le délibéré ce 5 décembre

La décision de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris sur l’extradition de François Compaoré est attendue ce 5 décembre 2018. François Compaoré est sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par le Burkina dans le cadre de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons en 1998.

En juin, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris avait demandé à la justice du Burkina Faso de lui fournir des éléments matériels et précis prouvant l’implication de François Compaoré. Il s’agit d’éléments sur les armes utilisées, sur des membres du régiment de sécurité présidentielle, mais surtout de très nombreux témoignages comme l’a souligné une juge en début d’audience.

Le pays s’est plié à cette demande, ce qui avait conduit finalement à un nouveau report. Dans ses réquisitions, en tout cas, l’avocat général a pour sa part émis un avis favorable à l’extradition de François Compaoré. Même si la « chambre d’instruction n’est pas obligée de suivre les réquisitions », maitre Anta Guissé, l’une des avocates de l’Etat burkinabè est « ravie » du déroulé de cette première étape. Elle se réjouit que les réquisitions aient « été extrêmement fouillées […], extrêmement circonstanciées, extrêmement motivées ».

De son côté, maitre Pierre Olivier Sur, l’avocat de François Compaoré avait dénoncé ce qu’il juge être un faux en écriture de la part d’un juge d’instruction burkinabè, mais surtout un « procès politique » et des manœuvres pour que la France accepte l’extradition. Il a affirmé que si le prévenu était « un personnage lambda », le Burkina n’aurait pas « aboli la peine de mort, tenté de ratifier un nouveau traité de coopération judiciaire avec la France, modifié son code pénal, modifié le code de procédure pénale » pendant l’année qu’a duré la procédure d’extradition.

Dernier à s’exprimer devant les juges, François Compaoré a lui aussi évoqué des motivations politiques, affirmant avoir été choqué comme tous par l’assassinat de Norbert Zongo, mais n’avoir incité personne à le faire.

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