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Des véhicules bloqués à la frontière Burkina-Côte d’Ivoire : « pas l’eau de boisson, des enfants pleurent de faim » (habitant)

Les mutineries ont repris  en Côte d’Ivoire avec des tirs nourris de soldats mutins pour réclamer des primes non payées à Bouaké, la deuxième ville du pays, mais aussi à Abidjan, la capitale économique. Lundi, la situation était très tendue. Le ministre de la Défense a annoncé dans la soirée qu’ « un accord a été trouvé » avec les militaires, mais sans en préciser les modalités. Cette situation tendue en côte d’ivoire n’est pas sans conséquence pour le Burkina. Transporteurs et voyageurs sont « pris au piège » à la frontière qui ne vit plus comme d’habitude.

« Ce matin en allant à la frontière, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de policiers ni de douaniers mais des militaires qui étaient à la barrière. Il y a quelques camions qui sont garés là-bas. On peut dire qu’il y aura des dégâts parce que des camions sont chargés de marchandises, du bétail », a dit mardi matin Bruno Bello Soma, un habitant de Niangologo (Cascades), ville frontalière avec la Côte d’Ivoire.

 

« Il y a aussi quelques compagnies de transports qui sont stationnées avec des passagers. Ces derniers n’ont même pas l’eau de boisson, des enfants pleurent de faim. Tous les petits commerçants qui étaient à cet endroit sont partis surtout avec la présence des militaires », a-t-il affirmé.

Comment Abidjan s’est-elle réveillée mardi matin ?

« La situation est beaucoup plus calme. Abidjan s’interroge mais est moins stressée ce matin. Il n’y a pas de tirs à l’heure qu’il est. Les ivoiriens cherchent à regagner leur bureau et en même temps se posent des questions si les tirs ont réellement cessé. Plusieurs riverains ont confirmé qu’ils n’ont pas entendu de tirs ce matin », a répondu Fernand Dédeh, un correspondant de Radio Oméga dans le journal de 6h15.

 

 

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