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Des travailleurs des finances en grève de 48h exigent la satisfaction totale de leur plateforme revendicative

Le piquet de grève a été installé au sein du ministère. Des centaines d’agents se sont retrouvés dans la cour. Certains assis sur des motos et d’autres en petits groupes discutent. Ces agents des finances exigent la satisfaction totale de leur plateforme revendicative soumise au chef de l’Etat le 14 mars dernier et qui s’articule en 7 points. « le respect des engagements des autorités par la reconduction du check off au Ministère de l’économie des finances et du développement (MINEFID), unilatéralement suspendu, la restauration de la dotation du carburant de fonctionnement aux agents, supprimée par arrêté n° 2017-541/MINEFID/CAB du 26 décembre 2017, la mise en œuvre intégrale de tous les accords conclus entre nos différentes organisations syndicales et le Gouvernement, le relogement des travailleurs du MINEFID dans le bâtiment R+4 du MINEFID, l’arrêt des réformes entreprises au sein du MINEFID sans l’adhésion des travailleurs, la résiliation des contrats de vérification des importations avec les sociétés privées, l’adoption de statuts sécurisants pour tout le personnel du MINEFID », a déclaré Mathias Kadiogo, Président de la Coordination syndicale du ministère en charge de l’économie et des finances (CS-MEF).

Pour les travailleurs des finances, l’épineuse question du Fonds commun n’est pas à l’ordre du jour. « Il ne fait pas partie de notre plateforme revendicative », a dit M. Kadiogo. « Les fonds communs sont destinés à motiver l’ensemble des agents du ministère de l’économie en raison de la spécificité des missions dévolues au département. Le fonds commun existe depuis les indépendances et est déjà un acquis. Nous allons nous battre pour le maintien de cet acquis », ont fait savoir les responsables syndicaux.

A quelques pas du ministère de l’Économie, à la Direction régionale du Trésor public, tout est fermé. Les usagers obligés de repartir.

« Je ne suis pas satisfait. J’étais venu toucher un chèque. On me dit que des agents du Trésor public sont en grève. Je suis obligé de repartir alors que c’était une urgence », a affirmé un usager sur sa moto.

« Je suis venu acheter des timbres. Je n’ai pas eu. Il faut vraiment instaurer un service minimum », a affirmé un autre.

Cette dame retrouvée à la Direction régionale des Impôts ne pourra pas payer ses taxes de résidence en tout cas pas pour aujourd’hui.

« Je suis venue pour payer des taxes de résidence, mais la caisse est fermée. Que nos responsables s’occupent un peu d’eux (NDLR, travailleurs des finances) mais qu’eux aussi mettent un peu d’eau dans leur vin pour que les responsables puissent les aider », a-t-elle indiqué.

Les 6 syndicats regroupés autour de la Coordination syndicale du ministère en charge de l’économie et des finances disent poursuivre la lutte, car pour eux, seule cette lutte libère. La grève prend fin jeudi.

Lamine Traoré

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