Home > Politique > Burkina Faso : Personne ne pourra rester au pouvoir pendant plus de 10 ans (texte)

Burkina Faso : Personne ne pourra rester au pouvoir pendant plus de 10 ans (texte)

Si la nouvelle constitution est adoptée, personne ne pourra rester plus de dix ans au pouvoir, selon une disposition clé d’un nouveau texte qui compte résorber, une fois pour toute la question de la limitation des mandats qui avait engendré l’insurrection populaire ayant renversé en 2014 Blaise Compaoré resté plus d’un quart de siècle au pouvoir.
Le rapport de l’avant-projet de loi de la constitution du Burkina Faso a été remis mercredi matin au Président du Faso Roch Kaboré par la commission constitutionnelle. L’un des points clés de cet avant-projet est la question de la limitation du mandat présidentiel notamment l’article 37.
La commission estime qu’aucun président ne pourrait briguer un autre mandat après avoir déjà passé dix ans au pouvoir. « L’article 37 a été à l’origine de l’insurrection populaire. Donc nous avons pris le soin pour éviter que des interprétations à l’ambiguë ou incomprise ne se produisent si bien que cela a été verrouillé. La commission constitutionnelle s’est penchée longuement dessus et l’a verrouillé à plusieurs niveau si bien qu’il ne serait même plus possible à un chef d’Etat qui s’installe au pouvoir de briguer plus de 10 ans soit de façon continue ou soit de façon discontinue », a déclaré le président de la commission constitutionnelle Alidou Ouédraogo.
« Nous sommes venus remettre le rapport de l’avant-projet de loi de la constitution au chef de l’Etat afin qu’il nous soumette son avis sur le texte avant notre dernière plénière. En fait il n’y a pas eu de grands changements. Vous avez pu constater que l’avant-projet de loi était en ligne depuis le 10 janvier 2017 vous avez eu le temps de le tourner et de le retourner et nous avons évité de parler de cela officiellement parce que notre travail n’était pas terminé. A présent qu’on a accompli les neuf-dixième du travail on peut communiquer maintenant », a fait savoir le président de la commission constitutionnelle Me Alidou Ouédraogo.

Antoine Boni

Laisser un commentaire