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Burkina-Cote d’Ivoire : « La frontière entre les deux pays ne signifie rien… » (Christophe Dabiré, Premier ministre)

En marge de la 8 édition du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, s’est ouvert ce mardi 30 juillet à Ouagadougou un forum des hommes et femmes d’affaires ivoiro-burkinabè. L’objectif de ce forum est de consolider davantage les relations économiques ivoiro-burkinabè.

Au cours de ce forum lancé par le ministre du commerce Harouna Kaboré, les participants vont échanger autour de deux thèmes. Il s’agit notamment du « développement d’alliances stratégiques entre entreprises burkinabè et ivoiriens : opportunités et défis »et du thème sur les « projets structurants entre le Burkina Faso et la Cote d’ivoire : Place et rôle du secteur privé ».

Selon lui, ce forum traduit « la volonté de nos deux pays et de nos deux gouvernements à œuvrer de concert afin de parvenir à une coopération dynamique entièrement bénéfique ».

Les échanges commerciaux entre les deux pays estimés à plus de 390 milliards de FCFA en 2018

En 2018, « nos deux pays ont échangé entre eux à plus de 390 milliards de marchandises et notre pays a exporté plus de 115 milliards de marchandises vers la Côte d’Ivoire constitué principalement entre autres de laines de coton. », a affirmé le ministre du commerce Harouna Kaboré.

 « Il est important pour l’intérêt de nos populations, pour la création d’emploi dont nos jeunes ont besoin que nous puissions dynamiser le secteur privé dans nos deux pays », a déclaré le premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly.

Pour le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré, ce forum est la démonstration de la volonté de Chefs d’Etats de faire en sorte que les rencontres du Tac ne soient pas seulement des rencontres caractères politiques au sommet ou on discute des questions politiques sans tenir compte de la nécessité du développement économique sociale de nos différents pays.

En organisant cette manifestation, « nous faisons la démonstration que le secteur privé doit participer aux efforts de développement et à la réalisation des programmes politiques de nos chefs d’Etat », dixit le chef du gouvernement burkinabè.

Selon lui, il est important de saluer cette initiative et de faire en sorte que l’axe Yamoussokro Ouagadougou renforce davantage sur le plan des échanges commerciaux.

Car, selon lui « la frontière qui existe entre la Côte d’ivoire et le Burkina Faso est une frontière qui en réalité ne signifie rien parce que nos populations ont connu un brassage depuis des dizaines et centaines d’années et il faut que ce brassage continue à travers les échanges commerciaux ».

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