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Bobo-Dioulasso : l’hôpital Souro Sanou « ne reprendra que lorsque le coupable sera appréhendé » (SYNTSHA)

Des malades gémissants sur leur lit et laissés à eux-mêmes, ceux qui le peuvent encore sont assis ou couchés sur des nattes au dehors, des enfants pleurant à la pédiatrie sous le regard impuissant des mères larmoyantes.

Au Centre Hospitalier Universitaire Souro Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso, les malades payaient mardi le prix fort du débrayage engagé par les agents de santé pour l’agression lundi d’un personnel soignant par un accompagnant de malade. Aucun service du Centre Hospitalier Universitaire Souro Sanou de Bobo-Dioulasso ne fonctionnait mardi soir selon un reporter de Radio Oméga. Ce dysfonctionnement est intervenu suite à l’agression lundi nuit d’un interne de garde par un accompagnant d’un malade.

Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a demandé au personnel soignant de « paralyser tous les services » du CHUSS de Bobo. Présent dans les suites opératoires au moment des faits, le responsable à la formation syndicale du SYNTSHA Gustave Somda nous explique que tout est parti d’un patient qu’ils ont reçu le 19 mai de Diébougou, 136 km au sud-est de Bobo-Dioulasso.

« Un patient qui a été poignardé et pris en charge sur place. Le patient a été évacué à Bobo-Dioulasso après l’échec de l’opération. Le 19 mai il a été opéré. Le contrôle du lundi à révéler qu’il présentait d’autres maladies parce qu’il avait perdu beaucoup de sang. C’est ainsi que le médecin interne a prévenu la famille du malade que ce dernier devait rester à jeun pour la 2e opération prévue lundi après-midi. Dès qu’il a été admis en suite opératoire, il rendu l’âme et du coup l’agresseur a commencé à insulter le médecin interne, l’accusant d’avoir tué son parent et s’en est suivi un coup de poing », a affirmé M. Somda.

Une version aussi confirmée par un autre accompagnant de malade.

Cet arrêt de travail est lourd de conséquence pour Aboubacar Konaté qui a son épouse hospitalisée pour cause de césarienne et souffrant d’hypertension. Elle n’a reçu aucun soin mardi et elle ne serait pas au bout de son calvaire. Puisque selon les responsables du syndicat, cette grève ne prendra fin que lorsque le coupable sera appréhendé.

Les autres services pourront reprendre mais pas les suites opératoires parce que c’est le point focal des agressions, ajoutent-ils.

Pour sa part, l’administration dit avoir prévenu le 1er responsable de la région et porter plainte à la police. Du reste les discutions se poursuivent avec le syndicat pour obtenir la suspension de la grève, a laissé entendre Gilbert Komboigo Directeur général par intérim de l’hôpital de référence de la région des Hauts-Bassins.

 

Alidou Ouédraogo, Bobo-Dioulasso radio oméga.

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