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Abolition de la peine de mort : «ça n’a rien à voir avec l’affaire Norbert Zongo» (Me Bénéwendé Sankara, premier vice-président de l’Assemblée nationale)

Adopté jeudi 31 mai 2018 par l’Assemblée nationale, «le nouveau code pénal qui prévoit l’abolition de la peine de mort n’a rien à voir avec l’Affaire Norbert Zongo », selon Me Bénéwendé Sankara, premier vice-président de l’Assemblée nationale, joint au téléphone par radio Oméga.

Selon Me Sankara le fait d’établir un lien entre l’abolition de la peine de mort et la demande d’extradition de François Compaoré n’est que pure confusion.

« Ça n’a rien à voir avec l’affaire François Compaoré. Il est sous le coup d’une poursuite pénale alors que même cette loi n’a pas été revisitée. Je ne vois pas comment il peut y avoir des rapprochements, c’est un débat mal placé », a indiqué Bénéwendé Sankara.

La peine de mort n’a pas été exécutée au Burkina depuis 20 ans, selon Me Sankara.

« Ceux qui suivent l’histoire du Burkina, savent qu’elle (la peine de mort) n’a jamais été exécutée depuis presque 20 ans. Deuxièmement les plus hautes autorités se sont engagées sur la voie d’abolir purement et simplement la peine de mort, en signant un moratoire à l’instar de plus d’une quarantaine de pays africains », a-t-il indiqué.

L’Assemblée nationale a adopté jeudi un projet de loi portant code pénal. Ce nouveau code pénal qui prévoit l’abolition de la peine de mort a été voté par 83 députés sur les 125 présents. 43 autres ont voté contre.

L’adoption de ce nouveau code pénal a suscité de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux où des internautes ont fait le lien entre ce nouveau code électoral et la demande d’extradition de François Compaoré qui est sous le coup d’une demande d’extradition formulée par la Justice burkinabè dans la cadre de l’affaire Norbert Zongo assassiné le 13 décembre 1998 ainsi que trois de ses compagnons.

Poursuivi pour « incitation à assassinats », François Compaoré lors de sa première comparution le 13 décembre 2017 avait répondu « non » à la question de savoir, comme la procédure l’exige, s’il consentait à être remis aux autorités judiciaires du Burkina Faso pour y être jugé.

Il a été arrêté le 29 octobre 2017 à l’aéroport Roissy Charles de De Gaulle de France et ce, en provenance d’Abidjan, en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par la Justice burkinabè dans le dossier Norbert Zongo. Le lendemain, lundi 30 octobre 2017, il a été présenté à un juge. Par la suite, il avait été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Le 30 octobre 2017, le Burkina Faso avait « fait parvenir par la voie diplomatique la copie avancée de la demande d’extradition qui a été suivie quelques jours plus tard de la copie originale qui vaut saisine officielle du juge français chargé de l’extradition ».

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