Home > Politique > ?Avocats étrangers pour défendre Djibrill Bassolé : Me Bénao relativise la faisabilité

?Avocats étrangers pour défendre Djibrill Bassolé : Me Bénao relativise la faisabilité

Dans un article paru sur le site de Jeune Afrique, il ressort que l’ex-ministre des Affaires étrangères de Compaoré, Djibrill Bassolé, accusé de complicité avec les auteurs du coup d’État manqué, a recruté « une armée » d’avocats à majorité d’origine étrangère pour sa défense. Interrogé sur la question Me Batibié Bénao donne son appréciation en se référant aux dispositions du Code de justice militaire.

Selon l’homme de droit, « le code de justice militaire burkinabè de 1994 dit en son article 31 que la défense devant les juridictions militaires ne peut être assurée que par des avocats qui sont inscrits au barreau ou admis en position de stage ».

Il poursuit en affirmant que « l’alinéa 2 de cet article dit que les avocats de nationalité étrangère ne sont pas admis devant les tribunaux militaires burkinabè sous réserve des dispositions particulières prévues par les conventions internationales ».

Me Bénao explique que, « dans le principe, si un avocat veut se constituer dans un dossier devant un tribunal militaire, il faut qu’il atteste de ce qu’il est inscrit sur le tableau de l’ordre des avocats du Burkina Faso. S’il est de nationalité étrangère, il n’est pas possible pour lui dans le principe d’intervenir devant le tribunal militaire ».

Toutefois,  Me Bénao estime que l’avocat étranger pourra assister son client devant un tribunal militaire que « s’il fait la preuve de conventions internationales qui lui permettent d’outrepasser cette disposition de l’article 31 du Code de justice militaire ».

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