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Mali: les femmes des soldats décédés dans l’attaque du camp de Dioura réclament le limogeage de certains chefs militaires

Les femmes des militaires décédés le 17 mars 2019 dans l’attaque contre le camp de Dioura (Centre du pays) manifestent depuis le jeudi 21 mars 2019. En cause, elles réclament le limogeage du chef d’état-major général des armées, du chef d’état-major général de l’armée de terre et le directeur général de la Direction générale de la sécurité D’État (DGSE).

23 militaires ont été tués dans cette attaque attribuée à un « groupe terroriste » dirigé par un déserteur passé dans les rangs terroristes, selon Bamako.

Des têtes vont-elles tomber ?

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita(IBK) est sorti, de son silence le jeudi 21 mars.

Après avoir condamné ce drame, IBK a sévèrement mis en garde : « Nous sommes en guerre, aucune négligence ne saurait plus tolérée», a-t-il prévenu.

Le chef suprême des armées qui ruminait jusque-là sa colère a profité, ce jeudi 21 mars 2019, d’une tribune de sortie de promotion du Service national des jeunes (SNJ) pour cracher ses quatre vérités. C’était en présence de la hiérarchie militaire.

« J’ai au cœur, Dioura. Dioura la martyrisée, Dioura la torturée, Dioura l’agressée, Dioura la violentée, Dioura la surprise », avant de taper du poing sur la table ‘’ Que ça ne soit plus le cas. Que nous ne soyons plus surpris nulle part. Messieurs les chefs militaires, je vous y engage instamment en le nom de la Patrie, nous sommes en guerre, aucune négligence, aucune négligence ne saurait plus être tolérée. En tout cas, je ne la tolérai pas pour la vie de nos enfants et de la Patrie’’, a-t-il déclaré.

Pour le Président IBK, c’est le Mali qui doit apporter la peur ailleurs, et non le contraire : « c’est nous qui devons apporter la peur ailleurs pas qu’on l’apporte à nous ».

Selon le chef suprême des armées du Mali, ‘’notre pays n’est pas en paix. Nous faisons face à une guerre asymétrique, une guerre traitresse sans règle établie. Il faut que chacun le sache et que nous soyons dans la posture d’une vigilance absolue, accrue. Que nul ne vient plus nous surprendre en train de faire du thé ou en passivité à un checkpoint’’.

Ousmane Diakité, correspondant

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