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Crise anglophone, manquements et abus: Les Etats-Unis suspendent leur aide militaire au Cameroun

Le gouvernement américain pour justifier sa décision de suspension de son aide militaire au Cameroun, évoque la crise anglophone qui s’envenime et de nombreux manquements de la part des autorités camerounaises au sujet des droits de l’Homme.

Les responsables américains selon la chaîne de télévision CNN ont déclaré que les Etats-Unis avaient l’intention de « mettre fin » à plus de 17 milliards FCFA d’aide militaire.

Cette aide comprend notamment des fonds pour les radars, la livraison de quatre patrouilleurs de classe défenseur, neuf véhicules blindés, des programmes de formation pour les avions et les hélicoptères C-130 et le retrait d’une offre pour le Cameroun d’être candidat au programme de partenariat dans le cadre d’un programme de coopération en matière de sécurité.

Toujours selon CNN, en mai dernier, l’ambassadeur américain au Cameroun, Peter Henry Barlerin, avait accusé les forces de sécurité camerounaises d’avoir perpétré « des assassinats ciblés, procédé à des détentions abusives sans oublier des villages pillés et incendiés dans plusieurs villages du NOSO « 

Barlerin avait également accusé les séparatistes anglophones d’avoir « commis des meurtres de gendarmes, d’enlèvement de responsables locaux et d’avoir d’incendié des écoles ».

« Nous avons informé le gouvernement camerounais que le manque de progrès et de clarté au sujet des actions entreprises par le gouvernement en réponse à des allégations crédibles de violations flagrantes des droits de l’Homme pourrait entraîner une suspension plus large de l’aide américaine », a déclaré le responsable du département d’Etat aux gouvernement camerounais tout en insistant sur le fait que les aides des Etats Unis en direction du Cameroun ne devraient pas être détournées de son objectif initial.

Les autorités américaines ont enfin affirmé que le département de la Défense et le département d’Etat « évalueront la validité » des conclusions d’Amnesty International selon lesquelles les forces camerounaises se seraient livrées dans le NOSO à la torture dans le cadre d’une « enquête indépendante ».

Le général Thomas Waldhauser, commandant de l’US Africa Command, devra porter les différents manquements de la part des autorités camerounaises jeudi prochain devant la Commission des forces armées du Sénat américain.

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