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Journées nationales de la logistique : « Avec la conteneurisation, on a basculé dans un concept de porte à porte » (Harouna Kabore ministre du commerce et de l’industrie et de l’artisanat)

Placée sous le thème « compétitivité du conteneur sur la desserte de l’hinterland ouest africain » la 4ème édition des journées nationale de la logistique (JNL 2018) s’est tenue à Ouagadougou du 23 au 25 octobre2018. Ces journées organisées par la chambre de commerce et d’industrie du Burkina et le conseil burkinabè des chargeurs ont réuni 196 acteurs issus de huit pays et des sous-secteurs de la chaine de transport conteneurisé. L’objectif visé par ces rencontres était de faire un état des lieux des problèmes liés au système de conteneurisation au Burkina Faso et d’en dégager quelques pistes de solutions.

Selon le ministre du commerce Harouna Kabore, l’un des avantages principaux de la conteneurisation tient dans le fait que le « transport maritime était auparavant un concept de port à port où la marchandise transportée en mer dans les cales des navires, était directement manipulée au port d’embarquement. Avec la conteneurisation, on a basculé dans un conteneur à l’usine de départ et son dépotage à l’entrepôt du destinataire final ».

Malheureusement dans le contexte actuel « environ 5 millions de tonner de marchandises en transit par les ports ouest africains sont le fait des pays enclavés du sahel mais sur ces tonnages, moins de 20% parviennent conteneurisés à leurs destination finale contre plus de 95% pour les pays industrialisés » a jouté le ministre.

Le faible taux de conteneurisation dans notre pays s’explique entre autre par « le coute élevé de la caution demandée par les propriétaires des conteneurs pour pouvoir acheminer le conteneur depuis le port de débarquement jusqu’au Burkina Faso. Et cette caution ne peut être remboursée que si le conteneur retourne vide au port sans dommages et dans les délais prescrits à cet effet. Il y a donc une exigence de professionnalisme qui est demandé à nos opérateurs, et ce n’est pas la chose la mieux partagée au niveau des chargeurs actuellement » a expliqué Edouard Deo-Gracias Batiébo de la chambre de commerce.

Ce sont au total trente-deux recommandations qui ont été faites par les participants, aussi bien à l’endroit des Etats que de tous les acteurs de la chaine de transport. Et au  ministre de du commerce de rassurer l’ensemble des acteurs du transport de la volonté du gouvernement burkinabè à poursuivre des reformes idoines pour la bonne marche du secteur afin de le rendre plus compétitif.

 

Jordan Ange L. MEDA

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