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Tunis: le Burkina représenté aux journées chorégraphiques de Carthage

C’est parti depuis vendredi pour la 2e édition des journées chorégraphiques de Carthage. Une édition qui se déroule dans la capitale tunisienne, Tunis. Plus de 200 et une trentaine de compagnies venues de 14 pays sont à Carthage Dance.

La compagnie de la chorégraphe burkinabè Irène Tassembedo montera sur scène jeudi prochain. Nous suivons la représentation du chorégraphe franco-tunisien Selim Ben Safia. « Chawchra », c’est le nom de ce spectacle. Deux chorégraphes sont sur scènes. Selim Ben Safia et Marwen Errouine. Ils interrogent ici le sens de la création artistique, le rôle de l’artiste et sa capacité à rester intègre, fidèle à ses idées dans sa création.

« C’est le brouhaha de deux danseurs tunisiens sur pourquoi ils font ce travail et pour qui, ils le font dans un contexte difficile de diffusion artistique dans tout le pays. C’est notre mission, notre devoir en tant qu’artistes tunisiens d’aller dans des régions difficiles même s’il n’y a pas de structures d’accueil et de faire des spectacles dans les rues, chez les habitants, pour les gens, les vraies gens pour qu’elles puissent voir des spectacles de créations contemporaines , a dit le chorégraphe Selim Ben Safia à la fin de son spectacle.

La vidéo ici: https://youtu.be/BRQmnfaiYvc

Le spectacle Errakch du chorégraphe algérien Ahmed Khemis met sur scène près d’une dizaine de chorégraphes. Une représentation qui montre les mouvements du corps , qui exprime simplement la vie et des danses inspirées de la spiritualité. Une sorte de liberté pour le chorégraphe.

« C’est l’indépendance, c’est la liberté. Errakch parle de la rencontre de deux peuples. Même dans la guerre quand ils se rencontrent, il y a toute cette masse et après cela devient un seul corps. C’est sur le partage, le voyage et toute cette forme de mélange et de couleur », a déclaré Ahmed Khemis.

Depuis sa première édition en 2018, Carthage dance est un espace de liberté, de dialogue et de plaidoyer. D’ailleurs son slogan « Pas de danse sans dignité des corps » est la parfaite illustration.

« Si on ne respecte pas le corps du danseur, son intégrité, en lui offrant un minimum de moyens pour qu’il puisse se former, répéter, vivre, voyager à travers le monde, si on ne respecte pas la dignité du corps du danseur, cela voudrait dire que la danse et la création vont connaitre beaucoup de difficultés. Le corps du danseur était comme une sorte de métaphore du corps social, politique et de ce qui se passe dans le monde. La question de la dignité nous semble centrale. La dignité c’est aussi respecté la liberté de l’artiste, du danseur, sa liberté à s’exprimer sur toutes les formes possibles sur scène. A ne pas exercer sur lui des formes de répressions ou de censures », a fait savoir Mariem Guellouz, Directrice du festival.

Ce sont donc au total plus de 200 festivaliers, quatorze pays, une trentaine de compagnies qui sont présents aux journées chorégraphiques de Carthage cette année. La compagnie de la chorégraphe burkinabè Irène Tassembedo elle, est attendue à Tunis sur scène jeudi prochain, à la clôture de Carthage Dance.

Lamine Traoré pour Omégafm, Tunis

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